LE POINT. L’objectif d’une unité politique après l’unité économique
La poussée des nouveaux pays réveillera ceux qui traînent
Neuf questions au sénateur Andreotti sur l’état de l’Union européenne
Soixante ans après le Congrés du
Mouvement européen à La Haye et la création du Conseil
de l’Europe, et cinquante ans après la signature des
Traités de Rome, comment apparaît aujourd’hui
l’objectif d’une dimension politique de l’Europe?
Si l’on pense aux maigres points de départ, la situation actuelle n’apparaît pas négative. Mais nous sommes encore très en retrait par rapport aux objectifs souhaitables.
Quelles perspectives ouvrira l’entrée en vigueur du nouveau Traité de réforme?
Il existe des normes opérationnelles qui aideront à comprendre et à vivre cette grande nouveauté.
Le Traité de réforme entre les 27 pays de l’Union européenne est-il le seul instrument pour atteindre l’unité politique de l’Europe?
Pour le moment, oui.
Comment et pourquoi l’élargissement de l’Union européenne peut-il renforcer l’objectif d’une Europe politique?
Parce que la poussée des nouveaux pays en réveillera certains qui traînent.
Quelles sont les conditions pour que l’Union européenne compte plus dans les équilibres internationaux et affronte les grands défis de notre temps, le terrorisme, la prolifération des armes de destruction de masse, les changements climatiques, la pauvreté de si nombreuses régions de notre planète?
Toutes ces questions doivent être vécues ensemble, et non pas par tranches.
Quel peut être le rôle des pays fondateurs et, en particulier, de l’Italie, de la France et de l’Allemagne, pour que l’on arrive à l’unité politique de l’Europe?
Nous devrions, par notre pas décidé et accéléré, servir d’exemple aux nouveaux pays.
Dans une Union qui compte actuellement 27 États membres, quel rôle peuvent jouer ce qu’on appelle les coopérations renforcées pour accélérer l’objectif d’une Europe politique? Et dans ce cadre, les avant-gardes peuvent-elles avoir une fonction de stimulant?
Nous devrions donner naissance à de grands programmes de vulgarisation europénne dans les écoles, dans les usines, dans la presse.
Une fois complété le marché unique et l’euro entré en vigueur, ne faudrait-il pas assurer à l’Union une gouvernance économique qui constituerait l’interface de la Banque centrale européenne? Ne pourrait-on pas commencer à en parler justement dans le cadre de l’Eurogroupe qui réunit les États membres qui ont adopté l’euro?
C’est une question délicate parce que les globules autarciques sont très forts dans le système des différents pays. L’idée de quelque initiative particulière des différents pays de l’euro est une bonne idée.
Quel peut être le rôle des autres pays de l’Union européenne et, en particulier, de la Grande-Bretagne, qui ne fait pas partie de l’Eurogroupe et qui a même récemment déclaré qu’elle nétait pas favorable à l’unité politique de l’Europe?
Si nous nous renforçons dans notre ensemble, l’Angleterre sera poussée dans son propre intérêt à marcher dans la bonne direction.
Si l’on pense aux maigres points de départ, la situation actuelle n’apparaît pas négative. Mais nous sommes encore très en retrait par rapport aux objectifs souhaitables.
Quelles perspectives ouvrira l’entrée en vigueur du nouveau Traité de réforme?
Il existe des normes opérationnelles qui aideront à comprendre et à vivre cette grande nouveauté.
Le Traité de réforme entre les 27 pays de l’Union européenne est-il le seul instrument pour atteindre l’unité politique de l’Europe?
Pour le moment, oui.
Comment et pourquoi l’élargissement de l’Union européenne peut-il renforcer l’objectif d’une Europe politique?
Parce que la poussée des nouveaux pays en réveillera certains qui traînent.
Quelles sont les conditions pour que l’Union européenne compte plus dans les équilibres internationaux et affronte les grands défis de notre temps, le terrorisme, la prolifération des armes de destruction de masse, les changements climatiques, la pauvreté de si nombreuses régions de notre planète?
Toutes ces questions doivent être vécues ensemble, et non pas par tranches.
Quel peut être le rôle des pays fondateurs et, en particulier, de l’Italie, de la France et de l’Allemagne, pour que l’on arrive à l’unité politique de l’Europe?
Nous devrions, par notre pas décidé et accéléré, servir d’exemple aux nouveaux pays.
Dans une Union qui compte actuellement 27 États membres, quel rôle peuvent jouer ce qu’on appelle les coopérations renforcées pour accélérer l’objectif d’une Europe politique? Et dans ce cadre, les avant-gardes peuvent-elles avoir une fonction de stimulant?
Nous devrions donner naissance à de grands programmes de vulgarisation europénne dans les écoles, dans les usines, dans la presse.
Une fois complété le marché unique et l’euro entré en vigueur, ne faudrait-il pas assurer à l’Union une gouvernance économique qui constituerait l’interface de la Banque centrale européenne? Ne pourrait-on pas commencer à en parler justement dans le cadre de l’Eurogroupe qui réunit les États membres qui ont adopté l’euro?
C’est une question délicate parce que les globules autarciques sont très forts dans le système des différents pays. L’idée de quelque initiative particulière des différents pays de l’euro est une bonne idée.
Quel peut être le rôle des autres pays de l’Union européenne et, en particulier, de la Grande-Bretagne, qui ne fait pas partie de l’Eurogroupe et qui a même récemment déclaré qu’elle nétait pas favorable à l’unité politique de l’Europe?
Si nous nous renforçons dans notre ensemble, l’Angleterre sera poussée dans son propre intérêt à marcher dans la bonne direction.