La force de Dieu est la joie de son peuple
Notes tirées de la conclusion prononcée par Luigi Giussani au Triduum pascal de Jeunesse étudiante
par Luigi Giussani

L’apôtre Jean appuyant sa tête sur le bras de Jésus, Tilman Riemenschneider, détail de l’autel de la Dernière Cène, Sankt-Jacob, Rothenburg ob der Tauber (Allemagne)
Peut-être apprendrons-nous aussi dans notre amitié à donner du temps et de la profondeur d’expérience à notre rapport avec la Bible, qui est le livre que le Seigneur a voulu établir pour illustrer, pour éclairer ce qui est animé et éclairci par la Bible.
Au début du livre dans lequel la Bible parle du prophète Abraham, lequel a pris conscience de l’immensité du drame religieux de ce peuple consacré par la grandeur de Dieu, nous nous apercevrons – en avançant page à page, une page après l’autre, en avançant de mot en mot, de pensée en pensée – de toute ce que le Seigneur a entendu dire à l’homme, aux hommes qui le cherchent, à l’homme qui est à l’écoute de sa voix, au drame de l’homme.
La question est très simple: Dieu répond au besoin qu’éprouve l’homme lorsqu’il ressent combien son expérience devient motivée, grandie, robuste et forte s’il suit de plus près la parole de Dieu. Je me suis permis d’accepter de vous donner la bienvenue pour vous indiquer une phrase, une pensée par laquelle Dieu fait dire à l’homme, fait raconter à l’homme, tout ce qui l’intéresse (la recherche de l’humain a comme “intérêt” ce pour quoi il vaut la peine de vivre, autrement l’existence de l’homme serait inutile et il serait particulièrement inutile de parler de Dieu): «L’homme cherche le bonheur», dit la Bible.
«L’homme cherche le bonheur», l’accomplissement d’un sérieux intense et heureux. Quelle est la méthode par laquelle Dieu “poursuit” l’homme, c’est-à-dire crée des êtres dans l’histoire, en les introduisant à la signification de toute chose? Depuis que le Seigneur nous prend par les épaules et nous pousse en avant, depuis ce moment-là, il n’y a rien qui puisse remplacer le don de Dieu dans la vie.
Ce serait peut-être une bonne chose que vous fassiez un effort et que vous entraîniez avec vous vos prêtres et les personnes mûres, plus adultes, pour éclaircir les mots et expressions, prononcés, utilisés par Dieu. Par exemple, vous ferez une grande réclame * (comme un grand bruit) quand vous chercherez à inventer des réponses à vos exigences, et vous trouverez au contraire que les réponses ne sont données que si l’on pose sa tête sur l’épaule de Jésus-Christ.
La force de l’homme est entièrement concentrée sur la recherche de la satisfaction, du bonheur. Or Dieu non seulement existe dans ces sentiments, mais dans ces sentiments est Sa réponse, Sa présence, cette Présence qui fait dire: «C’est ainsi!».
La force du Seigneur est notre joie. La formule par laquelle les anciens prophètes juifs ont concentré l’attention de tous leur adeptes, de leurs connaissances, est ainsi rétablie dans une unité d’évidence avec la force et la clarté avec lesquelles don Giorgio parlait aujourd’hui encore de notre marche à la suite de Jésus-Christ! Parce qu’on peut suivre Jésus-Christ, on doit inévitablement le faire.
«La force de Dieu est la joie de son peuple». «La force de Dieu est la force de son peuple». Ce sont là des paroles que toute notre vie est appelée à comprendre, à embrasser et à emporter où que l’on soit. Aidons-nous à emporter ensemble, aidons-nous à laisser opérer ensemble cette force de Dieu qui est joie pour l’homme: la force du Seigneur est la joie de son peuple.
* En français dans le texte