RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO. La communauté "Amour et liberté" à Kinshasa
Au revoir, coco, et continue à nous aider
Le souvenir laissé par le cardinal Frédéric Etsou, récemment disparu, dans la petite mission qu’il a créée à Kinshasa. Pour les enfants sans famille il était coco, grand-père
par Giovanni Cubeddu
Un pasteur simple qu’ils sont nombreux à avoir aimé.
Un cardinal répondant au nom difficile à retenir de
Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi, de la Congrégation du
Cœur Immaculé de Marie-Missionnaires de Scheut. Etsou a
lié son nom à l’archidiocèse de Kinshasa,
République Démocratique du Congo, de juillet 1990 au 6
janvier dernier, jour de son anniversaire, où il est
décédé après une longue maladie dans la
clinique universitaire de Louvain, en Belgique. Lors du cinquantième
anniversaire de son sacerdoce célébré dans la
cathédrale Notre-Dame à Kinshasa, en décembre, il y a
deux ans, les fidèles ainsi que beaucoup de jeunes et
d’enfants l’appelaient. l’invoquaient d’un nom
beaucoup plus bref: coco, grand-père. On ne peut pas aujourd’hui ne pas
rappeler coco et
ne pas expliquer la raison de cette grande familiarité qui a rendu
belle la vie de ce pasteur de l’Église africaine, lequel est
aussi connu pour la liberté avec laquelle il a défendu son
peuple contre les abus du pouvoir. Nous avons trouvé deux
témoins qui nous ont raconté les petits fais de cette
histoire si quotidienne et si chrétienne: don Matteo Galloni,
romain, et le père Raphaël Ningi Waku, congolais. Tous deux
appartiennent à la communauté religieuse “Amour et
liberté” qui a ouvert il y a dix ans sa première
mission à Kinshasa: une maison-famille pour les enfants
privés de soutien familial.

«Il y a des enfants et des adolescents –
ils ont de 5 à 18 ans – qui vivent en bandes dans les rues. On
peut répartir ces mineurs en trois catégories au moins: ceux
qui travaillent dans les mines où ils sont exploités en
échange de quelques sous; les anciens enfants soldats, que les
différentes milices qui se sont battues dans la guerre civile sont
en train de démobiliser; ceux que l’on appelle les
“sorciers”, c’est-à-dire les enfants et les
adolescents qui ont été éloignés de leurs
maisons parce qu’ils sont accusés, conformément aux
superstitions locales, d’être la cause des maux qui ont
frappé la famille». C’est ce qu’a expliqué
Etsou lui-même au cours de sa dernière visite ad limina de janvier 2006.
«Je rencontre régulièrement ces garçons et ces
filles», a-t-il continué, «et dans
l’archidiocèse de Kinshasa nous avons mené
différentes actions pour les aider». En tant
qu’Église, nous ne pouvons pas les abandonner, car ce sont nos
enfants, des enfants que nous avons baptisés».
Voilà, nous partons d’ici, de l’Église, de la charité, de ceux qui sont sans défense.
«J’ai connu le cardinal il y a onze ans», raconte don Matteo: «Il était en Italie pour le synode africain et quand je lui ai raconté l’accueil que notre communauté offrait aux enfants sans famille, j’ai tout de suite été frappé par sa franchise: “Mais combien d’enfants?”, a-t-il demandé me mettant presque mal à l’aise. À l’époque nous en hébergions quelques dizaines et nous n’étions pas encore en Afrique. “Ils sont peu nombreux”, répliqua-t-il. “Mon ami, quand j’étais curé, j’accueillais des enfants et ensuite je demandais aux mamans congolaises de s’occuper d’eux et de les adopter. Aujourd’hui j’ai des centaines de ces enfants”. Notre amitié est née ainsi: il a voulu nous inviter aussitôt à Kinshasa et j’y suis allé aussitôt à l’occasion de la première messe du père Raphaël. “Tu vois”, m’a dit le cardinal, “rien que dans la capitale il y a plus de 23000 enfants abandonnés” et il m’a fait découvrir une génération d’enfants qui n’avait connu que la rue, des filles de 12, 13 ou 14 ans qui accouchaient sur les trottoirs. Ces enfants de la rue, parfois âgés de deux ou trois ans, errent tout seuls en fouillant dans les ordures. On compte qu’une centaine de ces enfants meurt chaque jour de faim ou de maladie. Etsou avait le don de la sympathie et puis là, dans le diocèse, je le voyais manifester toute sa spontanéité et toute son affection à ces petits enfants qui, le lui rendaient en l’appelant gaiement: coco, grand-père! À nous, ceux de la communauté “Amour et liberté”, il nous a donné un territoire du diocèse dans la banlieue de la capitale, le quartier de Masina, en bordure de l’aéroport. Un endroit où il n’y avait littéralement rien, aucune infrastructure, rien sinon un terrain fertile. Et il y a établi une succursale de la paroisse locale car, à la suite de la migration des campagnes, des dizaines de milliers de personnes étaient désormais sans église. “Voilà, si vous voulez travailler avec les plus pauvres”, a dit Etsou, je me le rappelle, “ici il n’y a rien, seulement des enfants des rues”. Et il savait bien que, comme c’était une zone de nouveaux immigrés, s’il arrivait par malheur que les enfants deviennent orphelins, ceux-ci ne recevraient aucune aide parce que les liens tribaux et familiaux, base de la société congolaise, les émigrés de Masina les avaient laissés derrière eux dans leurs lieux d’origine. Bref, c’est la miséricorde du Seigneur qui devait penser à eux à travers nous». Ainsi, dans ce coin de terre sablonneuse, la communauté de don Matteo a élevé une famille, elle lui a construit une maison, une école, une église et un bruyant parc de jeux qui comprend quelques balançoires et quelques billards pris d’assaut par les petits hôtes enthousiastes.
«Au début de notre œuvre missionnaire il n’y avait pas encore à Kinshasa d’évêque auxiliaire et nous n’avions de rapport qu’avec Etsou», raconte don Matteo, «et comme notre terrain se trouvait près de la route menant de sa résidence à l’aéroport, nous voyions que le cardinal finissait par être souvent et volontiers avec nous. Il venait sans préavis, mais il ne s’agissait pas pour lui de nous contrôler, bien au contraire, il nous protégeait comme un bien qui lui appartenait, qu’il avait apporté lui à Kinshasa et il avouait qu’il était frappé par le fait que – à la différence des adoptions qu’il avait faites quand il était curé – nous gardions les enfants à la maison: “Qu’il est beau de vivre toute la journée avec les enfants”, disait-il. Il aimait rester avec nous pour les repas et, dans les moments de repos – qui pour les prêtres locaux correspondent au lundi – il venait parfois vêtu à l’africaine. Il lui semblait merveilleux d’être accueilli par les enfants qui couraient à sa rencontre, heureux d’être bénis et choyés par lui. Il était content».
Quand don Matteo décida qu’il était temps de construire une école dans la mission, le cardinal Etsou, comme toujours consulté dans toutes les phases de la vie de la communauté, donna son avis: «Ces enfants des pauvres ont le droit d’aller à l’école». «Chaque fois que nous discutions de la possibilité d’envoyer un jour l’un ou l’autre de ces enfants à l’université, son visage s’éclairait», raconte don Matteo. «Aujourd’hui notre école compte six cents élèves, nous sommes arrivés à la première et nous ouvrons de nouvelles classes tous les ans». Le père Raphaël, qui est congolais, se rappelle plus facilement tout ce qu’a dit son vieil évêque à propos des jeunes Congolais. «Après le grand cardinal Malula, nous, Congolais, nous avons eu la chance d’avoir le cardinal Etsou. Il y avait deux mots qui revenaient toujours dans ses homélies: les pauvres et les jeunes. Il avait pour caractéristique de rendre les choses claires et il parlait toujours pour protéger le peuple. Il n’a pas craint, par exemple, en tant que pasteur, de demander que les élections législatives, qui ont eu lieu récemment et qui sont si importantes pour le peuple congolais, se déroulent non pour assurer le profit du petit nombre de gens habituels mais pour que le peuple puisse nommer ceux qui sont en mesure de changer le pays. Et vous savez combien de tragédies nous avons traversées ces dernières années. Etsou a dit des choses simples à un moment où personne, par peur ne les disait. Avec nous, ceux de la communauté, il a toujours insisté sur le point suivant: “Privilégiez”, disait-il, “la vie commune, car c’est là qu’est votre, notre force pour rendre témoignage aux enfants comme aux paroissiens dont vous vous occupez”. Il était présent, attentif. Il conduisit l’Église congolaise tout entière à participer à l’éducation des enfants parce qu’il voulait que l’on construise des écoles, que l’on achète des bancs là où il n’y en avait pas, et au moment où l’État vacillait et ne payait plus leur salaire aux professeurs, il a demandé aux familles congolaises de pourvoir à leur rémunération pour que les écoles puissent continuer à fonctionner».

Qui sait comment, dans les différentes
occasions, le cardinal faisait le catéchisme, lui qui avait tant
à cœur les enfants. «Il préparait de très
près son intervention», explique don Matteo, «et il se
présentait à la messe avec une homélie
entièrement rédigée dans la langue officielle, le
français, comme c’est la pratique congolaise. Le seul
problème, c’est qu’il y a beaucoup de gens ici qui
n’ont pas fait d’études, alors, à un certain
moment, il cessait de lire son papier et ils se mettait à lire en lingala, la langue locale pour que
tout le monde, sans exception, comprenne». «Et puis»,
ajoute le père Raphaël, «quand il y avait beaucoup
d’enfants dans l’église et qu’il voyait que
ceux-ci commençaient à se distraire et qu’ils ne
suivaient plus l’homélie, de la chaire il se mettait à
chanter un chant qui était en rapport avec le sujet qu’il
traitait et les enfants se réveillaient! Puis il expliquait:
“Nous avons chanté cette chanson qui signifie…”,
et il commentait le texte. Puis il faisait à nouveau chanter la
chanson pour revenir ensuite au discours principal, suivi cette fois
attentivement par tous les enfants et aussi par les adultes présents
qui avaient eu un peu de mal à se concentrer… Le cardinal
était aussi musicien, il a écrit des morceaux de musique
liturgique. Il aimait certains chants plus que d’autres. Il y en
avait un en particulier qu’il avait composé pour les
enterrements et qu’il chantait toujours, et il était
ému car c’était un pasteur de grande humanité.
Ce chant s’intitule Liwua, c’est-à-dire mort, mais le texte dit:
“La mort n’est pas la fin”. Il le chantait et pleurait.
Il a été proche de son peuple. L’Église
congolaise se souviendra de lui pour cela».
Don Matteo se bat maintenant pour “Kimpoco”, l’entreprise agricole qu’il veut créer pour donner un travail, demain, à ces enfants et adolescents auxquels pour l’instant il sert de père. Des hectares et des hectares à clôturer, bonifier, cultiver, avec une maison pour les jeunes (qui l’habitent déjà) et pour les hôtes futurs qui, espère-t-il, viendront nombreux pour voir, aider, aimer cette œuvre.
Le cardinal Etsou vous manque-t-il, don Matteo? «La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était un lundi, jour de vacances. Il était revenu à Kinshasa après six mois de soins en Europe. On m’appelle pour me dire que le cardinal est arrivé et j’accours pour le saluer. Sa santé était désormais mauvaise. “Durant cette dernière période nous ne nous sommes pas vus…”, a-t-il dit. “Je rentre chez moi et il est clair que je dois passer ici, chez vous, don Matteo…”. Oui, il me manque, il nous manque. Mais maintenant il nous aide avec son repos. La mort n’est pas la fin».

Le cardinal Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi
Voilà, nous partons d’ici, de l’Église, de la charité, de ceux qui sont sans défense.
«J’ai connu le cardinal il y a onze ans», raconte don Matteo: «Il était en Italie pour le synode africain et quand je lui ai raconté l’accueil que notre communauté offrait aux enfants sans famille, j’ai tout de suite été frappé par sa franchise: “Mais combien d’enfants?”, a-t-il demandé me mettant presque mal à l’aise. À l’époque nous en hébergions quelques dizaines et nous n’étions pas encore en Afrique. “Ils sont peu nombreux”, répliqua-t-il. “Mon ami, quand j’étais curé, j’accueillais des enfants et ensuite je demandais aux mamans congolaises de s’occuper d’eux et de les adopter. Aujourd’hui j’ai des centaines de ces enfants”. Notre amitié est née ainsi: il a voulu nous inviter aussitôt à Kinshasa et j’y suis allé aussitôt à l’occasion de la première messe du père Raphaël. “Tu vois”, m’a dit le cardinal, “rien que dans la capitale il y a plus de 23000 enfants abandonnés” et il m’a fait découvrir une génération d’enfants qui n’avait connu que la rue, des filles de 12, 13 ou 14 ans qui accouchaient sur les trottoirs. Ces enfants de la rue, parfois âgés de deux ou trois ans, errent tout seuls en fouillant dans les ordures. On compte qu’une centaine de ces enfants meurt chaque jour de faim ou de maladie. Etsou avait le don de la sympathie et puis là, dans le diocèse, je le voyais manifester toute sa spontanéité et toute son affection à ces petits enfants qui, le lui rendaient en l’appelant gaiement: coco, grand-père! À nous, ceux de la communauté “Amour et liberté”, il nous a donné un territoire du diocèse dans la banlieue de la capitale, le quartier de Masina, en bordure de l’aéroport. Un endroit où il n’y avait littéralement rien, aucune infrastructure, rien sinon un terrain fertile. Et il y a établi une succursale de la paroisse locale car, à la suite de la migration des campagnes, des dizaines de milliers de personnes étaient désormais sans église. “Voilà, si vous voulez travailler avec les plus pauvres”, a dit Etsou, je me le rappelle, “ici il n’y a rien, seulement des enfants des rues”. Et il savait bien que, comme c’était une zone de nouveaux immigrés, s’il arrivait par malheur que les enfants deviennent orphelins, ceux-ci ne recevraient aucune aide parce que les liens tribaux et familiaux, base de la société congolaise, les émigrés de Masina les avaient laissés derrière eux dans leurs lieux d’origine. Bref, c’est la miséricorde du Seigneur qui devait penser à eux à travers nous». Ainsi, dans ce coin de terre sablonneuse, la communauté de don Matteo a élevé une famille, elle lui a construit une maison, une école, une église et un bruyant parc de jeux qui comprend quelques balançoires et quelques billards pris d’assaut par les petits hôtes enthousiastes.
«Au début de notre œuvre missionnaire il n’y avait pas encore à Kinshasa d’évêque auxiliaire et nous n’avions de rapport qu’avec Etsou», raconte don Matteo, «et comme notre terrain se trouvait près de la route menant de sa résidence à l’aéroport, nous voyions que le cardinal finissait par être souvent et volontiers avec nous. Il venait sans préavis, mais il ne s’agissait pas pour lui de nous contrôler, bien au contraire, il nous protégeait comme un bien qui lui appartenait, qu’il avait apporté lui à Kinshasa et il avouait qu’il était frappé par le fait que – à la différence des adoptions qu’il avait faites quand il était curé – nous gardions les enfants à la maison: “Qu’il est beau de vivre toute la journée avec les enfants”, disait-il. Il aimait rester avec nous pour les repas et, dans les moments de repos – qui pour les prêtres locaux correspondent au lundi – il venait parfois vêtu à l’africaine. Il lui semblait merveilleux d’être accueilli par les enfants qui couraient à sa rencontre, heureux d’être bénis et choyés par lui. Il était content».
Quand don Matteo décida qu’il était temps de construire une école dans la mission, le cardinal Etsou, comme toujours consulté dans toutes les phases de la vie de la communauté, donna son avis: «Ces enfants des pauvres ont le droit d’aller à l’école». «Chaque fois que nous discutions de la possibilité d’envoyer un jour l’un ou l’autre de ces enfants à l’université, son visage s’éclairait», raconte don Matteo. «Aujourd’hui notre école compte six cents élèves, nous sommes arrivés à la première et nous ouvrons de nouvelles classes tous les ans». Le père Raphaël, qui est congolais, se rappelle plus facilement tout ce qu’a dit son vieil évêque à propos des jeunes Congolais. «Après le grand cardinal Malula, nous, Congolais, nous avons eu la chance d’avoir le cardinal Etsou. Il y avait deux mots qui revenaient toujours dans ses homélies: les pauvres et les jeunes. Il avait pour caractéristique de rendre les choses claires et il parlait toujours pour protéger le peuple. Il n’a pas craint, par exemple, en tant que pasteur, de demander que les élections législatives, qui ont eu lieu récemment et qui sont si importantes pour le peuple congolais, se déroulent non pour assurer le profit du petit nombre de gens habituels mais pour que le peuple puisse nommer ceux qui sont en mesure de changer le pays. Et vous savez combien de tragédies nous avons traversées ces dernières années. Etsou a dit des choses simples à un moment où personne, par peur ne les disait. Avec nous, ceux de la communauté, il a toujours insisté sur le point suivant: “Privilégiez”, disait-il, “la vie commune, car c’est là qu’est votre, notre force pour rendre témoignage aux enfants comme aux paroissiens dont vous vous occupez”. Il était présent, attentif. Il conduisit l’Église congolaise tout entière à participer à l’éducation des enfants parce qu’il voulait que l’on construise des écoles, que l’on achète des bancs là où il n’y en avait pas, et au moment où l’État vacillait et ne payait plus leur salaire aux professeurs, il a demandé aux familles congolaises de pourvoir à leur rémunération pour que les écoles puissent continuer à fonctionner».

Les enfants de la communauté Amour et liberté à Kinshasa
Don Matteo se bat maintenant pour “Kimpoco”, l’entreprise agricole qu’il veut créer pour donner un travail, demain, à ces enfants et adolescents auxquels pour l’instant il sert de père. Des hectares et des hectares à clôturer, bonifier, cultiver, avec une maison pour les jeunes (qui l’habitent déjà) et pour les hôtes futurs qui, espère-t-il, viendront nombreux pour voir, aider, aimer cette œuvre.
Le cardinal Etsou vous manque-t-il, don Matteo? «La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était un lundi, jour de vacances. Il était revenu à Kinshasa après six mois de soins en Europe. On m’appelle pour me dire que le cardinal est arrivé et j’accours pour le saluer. Sa santé était désormais mauvaise. “Durant cette dernière période nous ne nous sommes pas vus…”, a-t-il dit. “Je rentre chez moi et il est clair que je dois passer ici, chez vous, don Matteo…”. Oui, il me manque, il nous manque. Mais maintenant il nous aide avec son repos. La mort n’est pas la fin».