Ces traces deviennent un don
Lettre de Mgr Vincenzo Savio, évêque du diocèse de Belluno-Feltre, à l’occasion de la présentation à Rome du livre Mio fratello Albino
par Vincenzo Savio
Chère Madame,
La présentation de ce livre à Rome est certainement la plus significative de toutes celles qui ont été faites.
Je ne pourrai y être présent, mais Mgr Giorgio Lise, postulateur ad interim, est chargé de dire à l’occasion de cette rencontre combien nous apprécions l’apport de documents, captivants, que représente Mio fratello Albino dans le panorama de ce vingt-cinquième anniversaire de l’élection et de la mort du pape Jean Paul Ier.
Les raisons de mon estime pour cet ouvrage sont diverses. Pour les plus immédiates, je voudrais souligner la capacité à faire d’une conversation familiale un recueil de données en grande partie inédites, pleines d’originalité et source pour le lecteur d’un grand plaisir. Le beau récit, une narration presque domestique entre “cheminée” et “poële”, est enrichi par les photographies de l’album de famille et celles des lieux situés entre la maison et le Val de Garés, ou par l’entrecroisement des visages, pleins de sérénité, de Nina et Berto.
Les autres raisons plus profondes, je les découvre au long du texte, qu’avec un grand art et une liberté respectueuse du récit personnel de Nina, vous réussissez à nous offrir pleinement.
Vous savez que l’une des convictions les plus profondes qui nous ont poussé à demander de pouvoir entreprendre une action aussi ardue que le procès de canonisation de ce Pape, une tâche qui sera constamment sous les yeux de beaucoup de gens qui lui sont dévouées et de nombreux observateurs hésitants et parfois critiques, c’est la certitude que don Albino nous prendra par la main et nous guidera pour nous aider à retrouver le sentier d’une “sainteté” accessible à tous ceux qui désirent s’immerger dans l’appel évangélique de Jésus, lequel est adressé à tous. Sainteté comme but “élevé”, certes, mais à la portée de tout vrai disciple; sainteté qui est capable de trouver place dans la vocation personnelle et ordinaire de chacun.
Luciani nous aidera à la voir dans l’itinéraire de sa vie mais il nous la montrera présente et diffuse chez les gens de son entourage, qui est maintenant notre entourage, et dans la génération des pères et des mères qui sont en train de dénouer leurs liens avec notre histoire, mais qui ont donné une saveur particulière à notre enfance et à notre jeunesse. C’est pourquoi nous nous tournons vers lui pour qu’il nous éclaire et nous aide à reconnaître et à consolider les traces de sainteté, les “voies des chars” présentes encore aujourd’hui.
Le fait d’avoir retrouvé ces traces à travers le récit de témoins crédibles comme Berto et Nina constitue pour nous un “don” important. Car l’entremêlement continuel de faits et d’annotations et le sourire affectueux du cœur qui transparaît à chaque ligne; la lecture en filigrane de vertus héroïquement vécues, presque comme une réponse naturelle au désir de rendre la vie digne et de l’ouvrir à la contemplation d’une espérance certaine au-delà des malheurs, nous permettent d’élaborer dans la simplicité une claire pédagogie de la sainteté.
Ainsi Albino Luciani redevient le frère vivant non seulement de Berto et de Nina, mais de tout chrétien. Serein catéchiste de ce qui compte le plus dans la vie: être ami de Dieu, parce que Lui, Dieu, nous a élus comme ses amis.
C’est vrai, don Albino «bien que mort, parle encore» (He 11,4) et j’ai très envie de l’écouter. Mais je sais que ce désir, je ne suis pas le seul à l’éprouver. Merci pour ce don que vos capacités professionnelles ont déposé entre nos mains.
La présentation de ce livre à Rome est certainement la plus significative de toutes celles qui ont été faites.
Je ne pourrai y être présent, mais Mgr Giorgio Lise, postulateur ad interim, est chargé de dire à l’occasion de cette rencontre combien nous apprécions l’apport de documents, captivants, que représente Mio fratello Albino dans le panorama de ce vingt-cinquième anniversaire de l’élection et de la mort du pape Jean Paul Ier.
Les raisons de mon estime pour cet ouvrage sont diverses. Pour les plus immédiates, je voudrais souligner la capacité à faire d’une conversation familiale un recueil de données en grande partie inédites, pleines d’originalité et source pour le lecteur d’un grand plaisir. Le beau récit, une narration presque domestique entre “cheminée” et “poële”, est enrichi par les photographies de l’album de famille et celles des lieux situés entre la maison et le Val de Garés, ou par l’entrecroisement des visages, pleins de sérénité, de Nina et Berto.
Les autres raisons plus profondes, je les découvre au long du texte, qu’avec un grand art et une liberté respectueuse du récit personnel de Nina, vous réussissez à nous offrir pleinement.
Vous savez que l’une des convictions les plus profondes qui nous ont poussé à demander de pouvoir entreprendre une action aussi ardue que le procès de canonisation de ce Pape, une tâche qui sera constamment sous les yeux de beaucoup de gens qui lui sont dévouées et de nombreux observateurs hésitants et parfois critiques, c’est la certitude que don Albino nous prendra par la main et nous guidera pour nous aider à retrouver le sentier d’une “sainteté” accessible à tous ceux qui désirent s’immerger dans l’appel évangélique de Jésus, lequel est adressé à tous. Sainteté comme but “élevé”, certes, mais à la portée de tout vrai disciple; sainteté qui est capable de trouver place dans la vocation personnelle et ordinaire de chacun.
Luciani nous aidera à la voir dans l’itinéraire de sa vie mais il nous la montrera présente et diffuse chez les gens de son entourage, qui est maintenant notre entourage, et dans la génération des pères et des mères qui sont en train de dénouer leurs liens avec notre histoire, mais qui ont donné une saveur particulière à notre enfance et à notre jeunesse. C’est pourquoi nous nous tournons vers lui pour qu’il nous éclaire et nous aide à reconnaître et à consolider les traces de sainteté, les “voies des chars” présentes encore aujourd’hui.
Le fait d’avoir retrouvé ces traces à travers le récit de témoins crédibles comme Berto et Nina constitue pour nous un “don” important. Car l’entremêlement continuel de faits et d’annotations et le sourire affectueux du cœur qui transparaît à chaque ligne; la lecture en filigrane de vertus héroïquement vécues, presque comme une réponse naturelle au désir de rendre la vie digne et de l’ouvrir à la contemplation d’une espérance certaine au-delà des malheurs, nous permettent d’élaborer dans la simplicité une claire pédagogie de la sainteté.
Ainsi Albino Luciani redevient le frère vivant non seulement de Berto et de Nina, mais de tout chrétien. Serein catéchiste de ce qui compte le plus dans la vie: être ami de Dieu, parce que Lui, Dieu, nous a élus comme ses amis.
C’est vrai, don Albino «bien que mort, parle encore» (He 11,4) et j’ai très envie de l’écouter. Mais je sais que ce désir, je ne suis pas le seul à l’éprouver. Merci pour ce don que vos capacités professionnelles ont déposé entre nos mains.