Une “Civiltà” d’écrivains, de poètes et de navigateurs du Web
Le père Antonio Spadaro est le nouveau directeur de la Civiltà Cattolica.
Il s’occupe depuis des années de littérature, de musique, d’art et de nouvelles technologies de la communication dans la revue de la Compagnie de Jésus. Interview
Interview d’Antonio Spadaro par Paolo Mattei
Le père Antonio Spadaro est depuis septembre dernier le nouveau directeur de Civiltà Cattolica, la revue à grand tirage de la Compagnie de Jésus qui paraît tous les quinze jours. Fondée en 1850, elle est, comme chacun sait, la seule revue catholique dont les épreuves soient examinées par la Secrétairerie d’État du Saint-Siège.
Né à Messine en 1966, le père Spadaro a obtenu sa maîtrise de Philosophie dans sa ville natale et son doctorat de recherche en Théologie à l’université pontificale Grégorienne de Rome, où il enseigne depuis 2000 au Centre interdisciplinaire sur la Communication sociale. Il a commencé son noviciat dans la Compagnie de Jésus en 1988, et il est devenu prêtre en 1996.
En 1993, il a commencé à collaborer avec la Civiltà Cattolica, avant de devenir membre de la rédaction en 1998. Il s’y occupe de critique littéraire, – en particulier des auteurs contemporains italiens et américains – mais aussi de théorie de la littérature, de musique, d’art, de cinéma et des nouvelles technologies de la communication.
Nous avons posé quelques questions au nouveau directeur.

Le père Antonio Spadaro
ANTONIO SPADARO: Il est toujours difficile de répondre à cette question. La vocation est une chose qui grandit “biologiquement” avec nous, avec notre histoire personnelle. Ceci dit, les exercices spirituels auxquels j’ai participé par hasard, en Toscane, après avoir lu une invitation qui traînait sur une table à l’université, quand j’étais jeune étudiant, ont constitué une étape significative. Cette expérience, ces jours de silence complet, étaient bien différents de ce dont j’avais l’habitude. J’ai mis en perspective les vingt premières années de ma vie, et j’ai senti que l’expérience spirituelle que j’étais en train de vivre était profondément en harmonie avec cette première tranche de mon existence, une harmonie que je n’avais jamais ressentie auparavant. Je n’ai jamais plus douté de la vérité de cette expérience.
Cela a-t-il été votre premier contact avec l’ordre de saint Ignace?
Non. J’avais fait mon collège à l’Ignatianum, l’institut des jésuites de ma ville natale. Cela a été une expérience culturelle et créative excellente, au point qu’il m’arrive de penser que je vis encore aujourd’hui de mes rentes, grâce aux orientations de fond que j’ai mûries précisément pendant ces années de jeunesse. La méthode des jésuites était différente des orientations dites traditionnelles, et leur enseignement passait toujours par la découverte personnelle.
Ils pratiquaient la pédagogie ignacienne…
Exactement. Et, comme l’explique aussi saint Thomas: «Des deux manières d’acquérir la science – la découverte personnelle (inveniendo) et l’apprentissage (addiscendo) – la principale est la première, l’autre est secondaire». Dans cette école, des matières que l’on considère généralement comme complémentaires, comme l’éducation artistique ou l’éducation musicale, étaient fortement mises en valeur.
Et quand est née votre passion pour la littérature?
Les passions, de même que les vocations, naissent et se développent en suivant des parcours parfois inhabituels et difficilement prévisibles. À vrai dire, mon amour pour la littérature ne s’est pas éveillé très tôt. Quand j’étais petit, je ne lisais pas beaucoup de livres: je préférais les bandes dessinées. Mais je me souviens qu’un jour, j’ai été fasciné par un livre de science fiction pour enfants, et que je m’y suis littéralement immergé. Je ne suis pas devenu un “dévoreur” de livres, mais j’ai commencé à “m’immerger” dans ceux qui me plaisaient.
Quels auteurs préfériez-vous, dans ces années de jeunesse?
Kafka, Pirandello et Leopardi, des auteurs qui se conjuguent bien avec les tourments de l’adolescence. Mais je sentais chez eux quelque chose qui me “dépassait”, ou mieux, qui allait au-delà des inquiétudes typiques de cet âge. Mais Ungaretti mérite une place spéciale. Les pères jésuites m’ont fait lire une grande partie de ses œuvres dans ma dernière année de collège, et quand j’y repense aujourd’hui, je me demande comment ils ont osé le faire… La lecture d’Ungaretti, ses «atomes d’émotion» m’ont profondément marqué. Je dois beaucoup à ses vers.
Et puis la littérature a commencé à prendre une place plus importante dans votre vie…
Il faut dire, encore une fois, que mon rapport avec la littérature s’est développé petit à petit, et qu’il a surtout été lié aux auteurs qui m’ont appris à penser, que j’appellerais auteurs-philosophes. Ensuite, la passion pour les histoires, pour la narration et pour la densité de la parole poétique s’est surtout développée après mes études universitaires. En effet, mon cursus studiorum a été essentiellement philosophique: j’ai passé ma licence de philosophie à l’université de Messine en 1988, et j’ai terminé mon curriculum d’approfondissement philosophique deux ans après à Padoue, à l’Institut Aloisianum. Ce grand amour pour la littérature est né lorsque j’ai commencé à l’enseigner. À la fin de 1991, après mes premières années de formation, (la période que nous appelons “magistère”), mes supérieurs m’ont demandé d’enseigner la littérature au Massimiliano Massimo, notre lycée scientifique de Rome. La passion des élèves, qui perçait dans leurs réactions à mes cours, m’a rapproché de l’expérience de la parole et du récit, dont j’ai commencé à percevoir qu’elle pouvait constituer une lecture de l’existence profonde et enrichissante. Avec mes élèves, j’ai approfondi la métaphore du “voyage” dans l’imaginaire collectif occidental. C’est de ce travail qu’est né mon livre de textes et de commentaires, Tracce profonde, il viaggio tra il reale e l’immaginario [Traces profondes, le voyage entre le réel et l’imaginaire ndr]. Et c’est là qu’est née la certitude que la littérature allait être une fidèle compagne de mon voyage personnel.
La Civiltà Cattolica a publié nombre de vos articles sur la littérature américaine.
Oui. J’ai commencé à m’en occuper plus ou moins en 2002, l’année où je suis allé aux États-Unis. C’est là, dans la province des jésuites de Chicago, et plus précisément à Milford, dans l’Ohio, en plein Midwest, que j’ai terminé ma formation de jésuite. Et cela a été la fantastique découverte d’un regard neuf sur la réalité…
Cette impression fait penser à celle de Pavese lorsqu’il a rencontré les écrivains d’Outre Atlantique…
C’est vrai… Les poètes et les narrateurs américains que je découvrais racontaient la réalité comme s’ils la surprenaient au moment de la création. Un regard immédiat, parfois ingénu, mais c’était justement cette ingénuité qui me plaisait, et qui me plaît encore aujourd’hui. C’était exactement ce qui me semblait manquer dans la littérature européenne, surtout celle du vingtième siècle, que je percevais comme un produit tourmenté des méandres de la conscience, le fruit d’une rage qui tournait indéfiniment sur elle-même, sans grands contacts avec la réalité.
Quels sont les auteurs américains que vous préférez?
Il y en a beaucoup: Edgar Lee Masters, Sylvia Plath, Jack London, Emily Dickinson, Jack Kerouac... mais j’en citerais surtout trois: Walt Whitman, dont j’ai d’ailleurs été le traducteur; Raymond Carver, auquel j’ai dédié l’un des rares essais qui existent sur lui en Italie; et surtout, Flannery O’Connor, dont j’ai publié en mai dernier, chez Rizzoli, quelques écrits inédits sous le titre Il volto incompiuto [Le visage inaccompli ndr]. La passion pour cette grande écrivaine américaine, morte en 1964 à trente-neuf ans, m’a amené à visiter plusieurs fois sa ferme de Milledgville, en Géorgie, et à entrer en contact avec ceux qui l’avaient connue et fréquentée. Si j’apprécie le “regard-source” que Withman pose sur les choses, et chez Carver – à commencer par le Carver poète – son incomparable capacité de réduire à l’essentiel les émotions qu’il décrit, ce que j’aime chez Flannery O’Connor, c’est sa manière paradoxale et grotesque de voir la réalité, que l’on retrouve dans tous ses romans et dans chacune de ses nouvelles. La lecture de ses œuvres m’aide à regarder le monde à partir de points de vue toujours différents et surprenants.

Le père Antonio Spadaro, à droite sur la photo, avec Jovanotti à l’occasion de la rencontre organisée dans la Chapelle universitaire de La Sapienza à Rome, en janvier 2010
Là aussi, c’est une question de hasard, et probablement de curiosité. Il m’est arrivé un jour d’écouter The ghost of Tom Joad, de Springsteen, dont la musique et les textes m’ont ravi. Ses chansons semblent parfois faire un écho étonnant à certains aspects de l’œuvre d’O’Connor, dont j’ai su par la suite qu’elle avait été lue par Springsteen au moment où il préparait son album Nebraska. Après The ghost of Tom Joad, j’ai voulu écouter et lire tout ce que Springsteen avait composé. De là est venue mon idée d’écrire quelque chose sur la Civiltà Cattolica. Cette idée a pris définitivement corps à l’occasion de la sortie de The Rising [«La Résurrection» de Bruce Springsteen, 2002, IV, 13-26,ndr], l’album qui a été inspiré par les événements tragiques du 11 septembre, dont l’empreinte fondamentalement religieuse et la prière qui le caractérisaient avait été complètement ignorées en Italie. D’ailleurs Springsteen vit en coexistence avec l’imaginaire biblique et religieux depuis le début de ses classes élémentaires, car il a fréquenté l’institut catholique Santa Rosa da Lima de Freehold, dans le New Jersey; et quelques-uns de ses gestes, comme le cierge qu’il a allumé devant la Vierge dans la basilique Saint Pétrone pendant sa tournée bolonaise en 1998, ou le fait de porter la médaille de saint Christophe, patron des voyageurs, révèlent, dans leur simplicité, une forme de rapport avec les symboles de la dévotion chrétienne. Et puis, à partir de cet article sur Springsteen, il y en a eu d’autres, sur Tom Waits, Nick Drake et Nick Cave. À mon avis, le rock peut décrire plus vigoureusement que d’autres formes expressives la demande de salut de l’homme.
Avez-vous jamais perçu, face à ces choix, quelques perplexités ou quelque embarras de la part de vos collègues de la rédaction, ou de la Secrétairerie d’État?
Non, pas du tout. J’y ai trouvé des personnes accueillantes et compétentes, et j’ai même reçu, à propos de l’article sur Springsteen, une petite mise au point concernant la date de composition d’une de ses chansons de jeunesse qui n’avait jamais été diffusée…
Pas non plus de critiques lorsque vous avez proposé les noms de Jovanotti et Ligabue?
Non, pas non plus. Nous étions en 1999, et j’étudiais les auteurs les plus jeunes, qui ont aujourd’hui environ quarante ans. Mais je voulais aussi ouvrir la porte à ces chanteurs qui décident, à un certain moment de leur carrière, de publier des écrits qui ne sont pas destinés à être associés à une musique ou à des sons. C’est d’ailleurs ce que Jovanotti et Ligabue venaient de faire avec les deux livres que j’ai analysés dans mon article. Je trouvais, et je trouve encore, que ce phénomène est très intéressant. En janvier 2010, j’ai eu la possibilité d’organiser dans la Chapelle universitaire de La Sapienza, à Rome, une rencontre avec Jovanotti sur le thème du “succès”. Il a dit des choses très suggestives et, en jouant un peu sur les mots, il a expliqué que le mot “succès”, «en tant que participe passé du verbe (italien) succedere», ne l’intéressait pas…
L’un des auteurs contemporains que vous appréciez le plus est Pier Vittorio Tondelli, le “scandaleux” auteur d’Altri libertini [Les Nouveaux libertins ndr], qui est mort il y a vingt ans.
Là aussi, il s’est agi d’une rencontre fortuite. Nous étions en 1992. Tondelli était mort l’année précédente, à 36 ans, et je ne connaissais pas ses œuvres. Un jour, peu avant un long voyage en train, ce roman m’est tombé entre les mains. À l’époque, j’enseignais au Massimo et je m’occupais – j’y ai fait allusion tout à l’heure – de littérature de voyage. J’étais en avance pour mon train et je feuilletais un peu distraitement les premières pages de Camere separate [Chambres séparées ndr] dans une librairie proche de la gare. Et j’ai compris que ce livre parlait d’un voyage en avion… Cette coïncidence m’a surpris. Grâce à ce roman de 1989, le dernier de Tondelli, et aux autres, que j’allais lire par la suite en ordre chronologique à l’envers, j’ai connu la densité d’une grande expérience littéraire. J’étais tombé sur un auteur profondément engagé dans un corps à corps avec sa propre existence, et avec sa propre vie dans laquelle la foi avait joué un rôle décisif. Je savais par ailleurs que dans les années Quatre-vingt, Tondelli avait été à l’origine du projet «Under 25», une sorte de laboratoire d’écriture à distance auquel avaient participé de nombreux jeunes aspirants écrivains, et cela avait aussi quelque chose à voir avec mon travail. En lisant Tondelli, j’ai découvert un auteur de formation catholique qui, immergé dans le “postmoderne italien” – c’était ainsi qu’il appelait les années Quatre-vingts –, exprimait la tension fondamentale, propre de chaque homme, vers le salut. Je me suis rendu compte que ses questions n’étaient absolument pas superficielles, et pas vraiment “postmodernes”: c’étaient les grandes questions que se pose chaque être humain. C’est ainsi que j’ai commencé à étudier ses papiers, ses notes, et que j’ai eu la chance de fréquenter son milieu familial. Ses textes de formation étaient conservés dans sa bibliothèque personnelle, où l’on trouvait la Bible, l’Imitation de Jésus-Christ, les mystiques du Moyen Âge et la petite sainte Thérèse de Lisieux. Et au fil des ans, j’ai écrit plusieurs articles et plusieurs livres sur cet auteur.
Vous avez aussi publié des notes inédites de Tondelli, et notamment un texte magnifique où l’on peut lire: «La littérature ne sauve jamais personne, l’innocent pas plus que les autres. La seule chose qui sauve, c’est la foi, l’Amour et la retombée de la Grâce…». Cette observation semble écrite pour les critiques et les passionnés de littérature…
Il y a une quinzaine d’années, j’ai trouvé cette annotation écrite au crayon, sur une page de la traduction en italien de la Première Épître aux Corinthiensde Giovanni Testori. C’est probablement le dernier livre que Tondelli ait lu avant de mourir: il se l’était fait acheter par son père quand il était déjà à l’hôpital. Comme beaucoup d’écrivains au terme de leur existence, Tondelli se posait des questions sur la valeur de ses propres expériences littéraires et sur le poids qu’elles avaient eu pour lui. L’expression que vous venez de citer rappelle les paroles de Jean Cocteau à Jacques Maritain: «La littérature est impossible, il faut en sortir, et il est inutile d’essayer de s’en sortir par la littérature parce que seule la foi et l’amour nous permettent de sortir de nous-mêmes». L’écrivain se rend compte que la littérature n’est pas en mesure de sauver une existence humaine, aussi grandiose soit-elle. Ce texte donne certainement à réfléchir aux critiques et à ceux qui aiment la littérature. Nous ne sommes pas appelés à vérifier si une œuvre correspond à des critères moraux ou non, ou à juger les textes sur la base de la théologie dogmatique, mais bien plutôt à comparer notre jugement avec le Jugement universel, à nous souvenir que le jugement porté sur une expérience artistique se détache sur un fond d’éternité. À mon avis, c’est cette intuition que la note de Tondelli met en valeur.
Vous avez parlé d’écriture créative, et vous avez fondé en 1998 le laboratoire “BombaCarta” qui s’occupe de cet aspect.
Cette idée est sortie d’un tiroir. J’étais assis en classe derrière mon bureau et je cherchais de quoi écrire dans le tiroir, qui ne s’ouvrait pas. Je l’ai tiré un peu trop fort, il est complètement sorti de son compartiment, et, au fond, j’ai vu gravée dans le bois une poésie anonyme, mais dont l’auteur ne pouvait être qu’un étudiant. Cette découverte m’a frappé: je me suis dit que les jeunes ont du mal à faire des dissertations, mais qu’ils gravent des poésies au fond des tiroirs. Alors j’ai mis un avis sur notre tableau d’affichage, en les invitant à partager ce qu’ils écrivaient, leurs poésies, leurs journaux intimes, leurs compositions. Nous étions quarante-deux à la première réunion. J’ai compris qu’il y avait quelque chose à approfondir, et cette première expérience ne s’est plus interrompue: nous avons poursuivi nos rencontres, nous avons créé une mailing list et un site internet. D’autres gens de différentes régions italiennes se sont mis en contact avec nous et c’est alors que sont nés les groupes “BombaCarta” dans plusieurs villes: et aujourd’hui, il existe une fédération d’associations et de laboratoires d’écritures créatives.

L’essai d’Antonio Spadaro Lontano dentro se stessi. L’attesa di salvezza in Pier Vittorio Tondelli
Le Web, que j’ai découvert encore une fois grâce à la littérature, fait désormais partie de mon existence quotidienne; c’est le milieu dans lequel de plus en plus de gens construisent leurs propres connaissances et leurs propres relations. La question que je me suis posée était très simple: si le Web est en train de changer non seulement nos habitudes, mais aussi la manière de penser et de connaître le monde, ne serait-il pas en train de changer aussi la manière de penser la foi? Cette question, née à l’occasion d’une conférence que j’ai tenue sur demande de la Conférence épiscopale italienne, m’a convaincu que l’on avait vraiment besoin d’une réflexion dans ce domaine. Fides quaerens intellectum: cet aphorisme a toujours été vécu comme le but, le sens de la théologie. Je pense qu’aujourd’hui, la recherche de l’intelligence ne peut pas se passer du Web, et cette idée a suscité beaucoup d’intérêt et de sympathie dans l’Église, à différents niveaux. De plus, les discours du Pape sur ce sujet sont très encourageants.
Et maintenant, la direction de la Civiltà Cattolica. Est-ce que cette charge vous pèse?
Je la vis dans l’espoir et dans la crainte, et cela m’empêche parfois de dormir… Je me rends compte qu’il s’agit d’une grande responsabilité. Notre revue a 162 ans d’âge. Je suis conscient de son rôle historique et le fait d’assumer sa direction me fait percevoir le poids et l’importance de cette source d’information. Et en même temps, je désire ardemment faire le maximum, à un moment dans lequel le mode de communication est en train de changer. Rappelons-nous d’ailleurs que la Civiltà Cattolica est née à une époque de grands changements, en présentant des innovations: cette revue ecclésiastique était publiée non pas en latin, mais en langue italienne, et elle pratiquait un langage accessible, même lorsqu’elle traitait de questions complexes; et elle était diffusée dans toute l’Italie avant même que l’Italie existe… Aujourd’hui, nous avons un site, une page Facebook, un account Twitter. Nous essayerons de rendre cette présence de plus en plus vivace.
Continuerez-vous à vous occuper de littérature et de nouvelles technologies dans votre nouvelle charge?
J’en suis à mes débuts, et je dois encore trouver le bon équilibre. Mon prochain livre de “cyberthéologie” paraîtra en janvier, et l’année prochaine, ce sera le tour d’un essai sur la littérature américaine… Mais pour le moment, c’est la direction de la revue qui a la priorité.
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