Rubriques
Tiré du n°01/02 - 2005


RÉFÉRENDUM

L’Église et la loi sur la fécondation assistée


Le cardinal Camillo Ruini

Le cardinal Camillo Ruini

Les catholiques ont sur les référendums visant à abroger une partie de la loi sur la fécondation assistée des positions variées. Parmi les différentes interventions, il faut noter celle du président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Camillo Ruini, qu’a publiée, entre autres, le Corriere della Sera du 17 janvier. Les propos du cardinal, qui a invité les catholiques à «utiliser toutes les possibilités prévues», ont été interprétés comme une invitation à l’abstention. Sur le Corriere della Sera toujours, a été publiée le 1er février une interview du cardinal Mario Pompedda, dans laquelle le préfet émérite de la Signature apostolique a déclaré: «Je pense que pour un choix sur les valeurs, il vaut mieux faire une déclaration nette. “Puissiez vous dire oui, oui, non, non” pourrait-on dire en paraphrasant l’Évangile».




CHRISTIANISME

L’ironie de Benni et la religiosité des choses simples



Stefano Benni, le célèbre auteur qui prête parfois sa plume à la Repubblica, a publié un article, le 1er février dans lequel il ironise poliment sur le “miraculisme” qui accompagne parfois certaines manifestations religieuses. La fin de l’article, que nous rapportons, est d’une tout autre teneur: «Le cas le plus miraculeux s’est produit dans l’école primaire d’un petit village. De jeunes garçons qui étaient en train de jouer au ballon sur le terrain de foot de l’église ont remarqué qu’une petite statue de la Vierge, qui se trouvait derrière une porte, ne pleurait pas mais riait à chaque fois qu’un but était marqué. Un vrai rire argentin, un rire de joie. La Vierge semblait en outre manifester, avec retenue, sa préférence pour l’un des deux camps et a, croit-on, à certains moments sifflé malicieusement et interrompu le jeu. Les enfants n’ont appelé ni exorcistes ni mariologues, et moins encore un journaliste, et ont gardé le secret sur l’événement. Merci à Dieu, à Bouddha et à Manitou qui mettent de la religiosité dans des choses simples, joyeuses et cachées qui n’ont besoin ni d’Inquisitions, ni d’arbitres, ni de télécaméras».





ANNÉE DE L’EUCHARISTIE Indulgences pour des actes de culte particuliers envers le Très-Saint-Sacrement

Le 14 janvier a été publié le décret Miraculorum maximum de la Pénitencerie apostolique, décret par lequel le Pape a voulu enrichir d’indulgences certains actes de culte et de dévotion envers le Très-Saint-Sacrement.
«1. L’Indulgence plénière est accordée à tous les fidèles et à chacun d’eux, aux conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière selon l’intention du Souverain Pontife, avec l’âme totalement détachée de penchants pour tout péché), chaque fois qu’ils participent avec attention et piété à une sainte fonction ou à un exercice pieux accompli en l’honneur du Très-Saint-Sacrement, solennellement exposé et conservé dans le tabernacle.
2. On accorde, en outre, aux conditions susmentionnées, l’Indulgence plénière au clergé, aux membres des Instituts de Vie consacrée et des Sociétés de Vie apostolique et aux autres fidèles tenus par la loi à la récitation de la Liturgie des Heures, ainsi qu’à ceux qui ont l’habitude de dire l’Office divin par pure dévotion, à chaque fois que, en conclusion de la journée, ils récitent devant le Seigneur présent dans le tabernacle, en commun ou en privé, les Vêpres et Complies.
3. Les fidèles qui, en raison d’une maladie ou d’une autre juste cause, n’ont pas la possibilité de s’approcher du Très-Saint-Sacrement de l’Eucharistie dans une église ou une chapelle, pourront obtenir l’Indulgence plénière chez eux ou en quelque lieu qu’ils soient en raison de leur empêchement si, repoussant tout péché, comme il a été dit ci-dessus, et avec l’intention d’observer, dès que possible, les trois conditions habituelles, ils accomplissent en esprit, en le désirant de tout leur cœur, la visite prescrite, dans un esprit de foi dans la présence réelle de Jésus Christ dans le Sacrement de l’Autel, et s’ils récitent le Notre Père et le Credo, en ajoutant une pieuse invocation à Jésus Sacrement (par ex. “Que le Très-Saint-Sacrement soit loué et remercié à chaque instant”). Au cas où ils ne pourraient pas non plus accomplir cela, ils obtiendront l’Indulgence plénière, en s’unissant dans un désir intérieur à ceux qui pratiquent de la façon ordinaire l’œuvre prescrite pour l’Indulgence et en offrant à Dieu miséricordieux les maladies et les difficultés de leur vie, en ayant eux aussi l’intention d’accomplir dès que possible les trois conditions habituelles».


ÉGLISE/ I
Cottier, le sida et les préservatifs
«Dans des situations particulières, je pense aux milieux où la drogue circule en abondance, où il existe une grande promiscuité humaine et où cette promiscuité s’associe à une grande misère, comme par exemple dans certaines régions d’Afrique ou d’Asie où les gens sont prisonniers de ces conditions de vie, dans ce cas, l’usage du condom peut être considéré comme légitime. Pour deux raisons. La première est que dans les conditions que je viens de décrire, devant un risque imminent de contagion, il est difficile de prendre la voie normale de lutte contre la pandémie [épidémie de très large extension], c’est-à-dire l’éducation à la nature sacrée du corps humain. La seconde regarde la nature même de cette terrible maladie. Le virus se transmet à travers un acte sexuel et ainsi, il risque de transmettre la mort en même temps que la vie. Et c’est là que s’applique le commandement “ne pas tuer”. Il faut avant tout respecter la défense de la vie humaine». Tel est le texte d’une interview du cardinal Georges Cottier, théologien de la Maison pontificale, accordée à l’agence Apcom, le 30 janvier.


ÉGLISE/ 2
Herranz et la communion aux divorcés remariés
À l’occasion de la présentation de l’instruction Dignitatis connubii, le 8 février, le cardinal Julián Herranz, président du Conseil pontifical pour les Textes législatifs, aurait déclaré: «Les divorcés remariés ne sont pas excommuniés, ils sont dans l’Église à plein titre. Le fait de recevoir ou non la communion est, entre autres, lié au scandale public que leur situation peut provoquer à l’intérieur d’une communauté chrétienne particulière. Si ce scandale n’existe pas, ces chrétiens peuvent recevoir la communion». Ces propos du cardinal Herranz ont été rapportés par la Repubblica le jour qui a suivi la présentation de l’instruction, dans un article d’Orazio La Rocca.


ÉGLISE/ 3 Tettamanzi et le décalogue pour les administrateurs lombards

«“Il est aujourd’hui plus nécessaire que jamais pour les différentes forces politiques de rivaliser de justice et d’honnêteté”. C’est le discours que Dionigi Tettamanzi, archevêque de Milan, a adressé aux administrateurs publics, parmi lesquels figurent Gabriele Albertini, Roberto Formigoni et le candidat du centre-gauche, Riccardo Sarfatti. Tettamanzi leur a offert un décalogue. Vous devez, a-t-il dit, “préférer la justice à toute chose, toujours respecter la loi, ne pas mettre en opposition la justice et la loi, choisir les meilleurs et non les soi-disant amis, faire passer le bien commun avant le bien individuel, valoriser les ressources de la communauté et non vos ressources personnelles, ne jamais accepter d’argent, de faveurs, de flatteries ou de cadeaux de qui que ce soit, ne pas utiliser à des fins personnelles les biens de tous, ne pas multiplier vos rémunérations au-delà de ce qui se doit et, enfin, si vous devez donner une préférence, donnez-la aux faibles et aux pauvres”». Tiré de la Stampa du 5 février.


ÉGLISE/ 4 Paglia, les miracles et l’étonnement

«Je crois que la foi et aussi la raison sont appelées aujourd’hui à se confronter sur le sens du mystère. Une foi qui laisse le mystère de côté, une raison qui ne prend pas en considération le mystère qui pèse sur la vie de l’homme, risquent de pousser les hommes vers le relativisme, le fondamentalisme ou le “miraculisme”. Or nous avons besoin de miracles vrais qui redonnent l’espérance, qui bloquent la peur, qui donnent aux hommes la force de reprendre en main leur destin et de chercher à s’étonner devant la création […]. Il est nécessaire de s’étonner devant le mystère de la vie, devant le mystère du bien et du mal, devant le mystère de la mort, devant le mystère même de ce qu’est l’homme. Tout cela ne peut être affronté à coups d’attaques scientifiques ou d’anathèmes dogmatiques. Il faut s’étonner et susciter la concorde pour affronter avec responsabilité ces grands horizons de la vie». C’est ce qu’a dit l’évêque de Terni, Vincenzo Paglia, dans une interview accordée à Marco Politi pour la Repubblica du 28 janvier, à l’occasion de la sortie d’un livre-interview de l’évêque qui a lié son nom à la Communauté de Sant’Egidio (Essere cristiani, Mondadori, 16,50 euros).


SACRÉ COLLÈGE La disparition de Schotte et de Bafile

Le 11 décembre, le cardinal Giovanni Saldarini, archevêque de Turin de 1989 à 1999, a fêté ses quatre-vingts ans. Le 10 janvier est décédé le belge Jan Pieter Schotte, 77 ans, jusqu’à l’année dernière Secrétaire général du Synode des évêques. Le 3 février nous a quitté à son tour le cardinal Corrado Bafile qui, avec ses 101 ans, était le plus âgé des cardinaux.
Il faut noter, en outre, que, selon le nouvel Annuaire pontifical de 2005 – présenté au Pape le 31 janvier et disponible en librairie depuis la fin de février –, le cardinal polonais Henryk Gulbinowicz, archevêque émérite de Wroclaw est né en 1923, alors que la date de naissance indiquée dans les précédents Annuaires était 1928.
À la lumière de ces variations, le nombre de cardinaux électeurs du Sacré Collège est donc descendu à 119 (dont vingt Italiens) sur un total de 183.
Au cours de l’année 2005, six cardinaux atteindront quatre-vingts ans. Il s’agit de: Alexandre do Nascimento, émérite de Luanda, Angola, le 1er mars; Antonio José González Zumárraga, émérite de Quito, Équateur, le 18 mars; Marco Cé, émérite de Venise, le 8 juillet; Francisco Álvarez Martínez, émérite de Tolède, Espagne, le 14 juillet; Armand Gaétan Razafindratandra, archevêque de Antananarive, Madagascar, le 7 août; José Freire Falcão, émérite de Brasilia, Brésil, le 23 octobre.


NOMINATIONS/ I Paris: Mgr Vingt-Trois succède au cardinal Lustiger

La nomination du nouvel archevêque de Paris a été rendue publique le 11 février. C’est André Vingt-Trois, archevêque de Tours depuis 1999, qui prend la place du démissionnaire Jean-Marie Lustiger. Cette nomination a été faite sous le signe de la continuité. Monseigneur Vingt-Trois, en effet, 63 ans en septembre, a travaillé à la fin des années Soixante dans la paroisse de Sainte-Jeanne de Chantal, à Paris, dont Lustiger était alors curé. Ce n’est pas tout. Lorsque Lustiger, en 1981, est devenu archevêque de Paris, Mgr Vingt-Trois est devenu aussitôt son vicaire général. En 1988, il est devenu évêque auxiliaire de Paris et, onze ans plus tard, il a été promu à Tours.

NOMINATIONS/ 2 Comastri coadjuteur de l’archiprêtre dans la basilique Saint-Pierre

Le 5 février, le cardinal Francesco Marchisano, archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, 76 ans en juin, a été nommé président de l’ULSA, l’organisme vatican qui s’occupe des rapports avec les employés du Saint-Siège. Son coadjuteur a également été désigné. Il s’agit de l’archevêque Angelo Comastri qui assume aussi les charges de vicaire général de Sa Sainteté pour la Cité du Vatican et de président de la Fabrique de Saint-Pierre, charges qui étaient jusqu’alors celles du cardinal Marchisano. Comastri, 62 ans en septembre, toscan, est prêtre depuis 1967 et il était depuis 1996 archevêque prélat de Lorette; il avait été précédemment, de 1990 à 1994, à la tête du diocèse de Massa Marittima-Piombino. Comastri a prêché les exercices spirituels à la Curie romaine pendant le Carême 2003.


NOMINATIONS/ 3 Le polonais Hoser, secrétaire adjoint à Propaganda Fide. Nouveau sous -secrétaire à la Famille

Le 22 janvier, le père pallottin Henryk Hoser, polonais, a été nommé archevêque, secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples et président des Œuvres pontificales missionnaires. Le nouveau secrétaire adjoint est né à Varsovie en 1942. En 1969, il est entré dans la Société de l’apostolat catholique fondée par saint Vincent Pallotti et a reçu en 1974 l’ordination sacerdotale. De 1975 à 1995, il a été missionnaire au Rwanda où il a assumé différentes charges dans le domaine pastoral: vicaire paroissial, curé, animateur de l’apostolat de la famille, organisateur des sessions de formation apostolique pour les laïcs, promoteur de l’apostolat de la presse. En 1994, en l’absence du nonce apostolique à Kigali, le Saint-Siège l’a nommé visiteur apostolique dans ce pays, charge qu’il a assumée pendant plus de deux ans, jusqu’à la nomination du nouveau représentant pontifical. De 1996 à 2003, il a été supérieur régional des Pallottins et membre du Conseil missionnaire de la Conférence des supérieurs majeurs en France. Durant ces années-là, il a été chargé par la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, d’accomplir des visites apostoliques aux séminaires dans les territoires de mission. Il est depuis 2004 recteur de la Procure missionnaire pallottine à Bruxelles, en Belgique, et il s’occupe de la pastorale dans le cadre de la Communauté européenne.
Le 28 janvier ensuite, Mgr Jean Laffitte, 53 ans, français, membre de la Communauté de l’Emmanuel, a été nommé sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la Famille. Professeur à l’Institut pontifical Jean Paul II, il est depuis 2003 consulteur à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

ITALIE Castellani archevêque à Lucques. Cantoni évêque à Crema

Le 22 janvier, Benvenuto Italo Castellani, 62 ans, a été nommé archevêque de Lucques, où il était coadjuteur depuis mai 2003.
Le 25 janvier, Oscar Cantoni, 55 ans, prêtre du diocèse de Côme depuis 1975, a été nommé évêque de Crema. Il était depuis 2003 vicaire épiscopal pour le clergé dans son diocèse d’origine.


DIPLOMATIE/ I Nouveaux nonces au Kenya et en Grèce. Nouvel observateur au Tourisme

Le 14 janvier, l’archevêque français Alain Paul Lebeaupin, 60 ans, a été nommé nonce au Kenya. Prêtre depuis 1975, Lebeaupin est entré dans le service diplomatique en 1979 et a accompli sa mission au siège de l’ONU de New York, en République dominicaine, au Mozambique et à la Secrétairerie d’État. De 1996 à 1998 il a été chargé d’Affaires auprès des Communautés européennes, à Bruxelles. Archevêque depuis 1998, il était aussi depuis cette date nonce en Équateur.
Le 25 janvier, l’archevêque irlandais Patrick Coveney, 71 ans, a été nommé nonce en Grèce. Il succède au libanais Paul Fouad Tabet qui a dépassé 75 ans. Coveney, prêtre depuis 1959 et archevêque depuis 1985, était nonce en Nouvelle-Zélande et dans d’autres pays de l’Océanie. Il avait été auparavant représentant pontifical au Mozambique et au Zimbabwe, en Éthiopie et en Érythrée.
Le 31 janvier, Mgr Giovanni Francesco Bugnaro, 62 ans, originaire de Padoue et prêtre de l’archidiocèse de Milan depuis 1982, a été nommé observateur permanent auprès de l’Organisation mondiale pour le tourisme. Il était depuis 2002 chef de bureau à la Congrégation pour les Églises orientales où il travaillait depuis 1995.


DIPLOMATIE/ 2 Nouveaux ambassadeurs de Cuba et des Pays-Bas près le Saint-Siège

Le 8 janvier, le Pape a reçu les lettres de créance du nouvel ambassadeur de Cuba près le Saint-Siège. Il s’agit de Raul Roa Kouri, 69 ans, diplomate de carrière, ancien représentant de La Havane en Tchécoslovaquie (1961-1963), au Brésil (1963-1964), au siège de l’ONU de New York (1978-1984) et en France (1994-1998). Dans son discours, le Pape a, entre autres, souhaité la fin de l’embargo américain («le Saint-Siège désire vivement que l’on puisse surmonter au plus tôt les obstacles qui empêchent la libre communication et les échanges entre la nation cubaine et une partie de la Communauté internationale»); il a reconnu que «Cuba se distingue par un esprit de solidarité qui apparaît de façon évidente à travers l’envoi de personnel et d’aides matérielles pour répondre aux besoins de base de diverses populations frappées par des catastrophes naturelles, des conflits ou des situations de pauvreté»; il a demandé, en pratique, que «dans un cadre de liberté religieuse authentique» soit autorisé l’envoi dans la Perle des Caraïbes d’autres prêtres, religieux et religieuses. De son côté, Roa Kouri, a, entres autres, rappelé son prédécesseur Luis Amado Blanco qui, «avec mesure et sagesse, a été doyen du corps diplomatique durant le pontificat de Paul VI».
Le 22 janvier ensuite, c’était à la nouvelle représentante des Pays-Bas de présenter ses lettres de créance. Il s’agit de Monique Patricia Antoinette Frank, 60 ans, diplomate de carrière, ancienne ambassadrice à Bucarest, à Hanoi et en dernier lieu à Kiev. Le Pape, dans son discours, a dit entre autres: «La société néerlandaise, marquée par le phénomène de la sécularisation, s’est engagée dans une politique nouvelle en matière de législation concernant le commencement et la fin de la vie humaine. Le Saint-Siège n’a pas manqué, alors, de faire connaître sa claire position et d’inviter les catholiques des Pays-Bas à témoigner toujours davantage leur attachement au respect absolu de la personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle». L’ambassadrice, de son côté, a, entre autres, rappelé ses missions précédentes en Roumanie et en Ukraine, «où grâce à l’action et aux visites bénéfiques [du Pape], des mouvements positifs sur le plan œcuménique sont en plein développement».




RAZ-DE-MARÉE

Les questions de l’homme et les réponses de Dieu


Une image de destruction en Thaïlande après le tsunami

Une image de destruction en Thaïlande après le tsunami

L’archevêque de Canterbury, Rowan Williams, a écrit à propos de la tragédie qui a frappé le Sud-est asiatique un article qui a été publié comme éditorial sur le journal du dimanche anglais, Sunday Telegraph. Le Corriere della Sera du 3 janvier en a présenté ce résumé: «“Ces jours-ci, beaucoup de gens se demandent: ‘Comment puis-je croire en Dieu qui permet des souffrances de cette ampleur?’”, a écrit le chef de l’Église d’Angleterre, leader spirituel de soixante-dix millions d’âmes: “Il serait surprenant et ce serait même une erreur, que l’on ne se pose pas cette question”. Mais la foi est plus forte que la tragédie. L’archevêque a en effet ajouté: “Le fait extraordinaire, c’est que la foi survive à cette épreuve, non parce qu’elle offre réconfort ou explications, mais parce que les croyants ne peuvent nier ce qui leur a été montré ou donné”».




MONTINI

«Fort de ma fragilité»


«Fort de ma fragilité»: tel est le titre d’un article d’Avvenire du 6 janvier, qui présente un résumé du discours de Giovanni Battista Montini au moment où il a pris possession du diocèse de Milan, le 6 janvier 1955. Voici les premiers mots que Montini a adressés à ses nouveaux fidèles: «Je n’ai pas d’autre titre à votre confiance que le mandat de l’Église qui me conduit parmi vous et c’est de cela seul, en quoi ma fragilité et ma faiblesse trouvent soutien et abri, que je me prévaudrai. Je suis apôtre et évêque. Pasteur et père, maître et ministre de l’Évangile: ma fonction parmi vous n’est autre que celle-là, que le jugement que votre piété me réserve ne soit pas différent».


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