30Jours dans le monde
OPUS DEI
Les cinquante ans de sacerdoce de Javier Echevarría
Le président de la Chambre, Pierferdinando Casini, le ministre Gianni Alemanno, le sénateur à vie Giulio Andreotti, le maire de Rome Walter Veltroni figurent parmi les personnalités qui ont participé, l’après-midi du 22 septembre, dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, à la messe pour le cinquantième anniversaire de sacerdoce du prélat de l’Opus Dei, l’évêque Javier Echevarría Rodríguez. La liturgie solennelle a été célébrée par Mgr. Echevarría lui-même dans la basilique romaine bondée, devant de nombreux cardinaux et évêques, parmi lesquels le secrétaire d’état du Vatican, le cardinal Angelo Sodano. Un message du pape Benoît XVI a été lu au début de la messe. Le pontife se félicite de ce «très joyeux anniversaire», lui témoigne des sentiments d’ «estime et d’affection» et lui envoie sa bénédiction apostolique. Dans sa lettre, Benoît XVI rappelle les étapes du sacerdoce de Mgr. Echevarría en parlant des «engagements multiples et des difficultés dépassées avec l’aide de Dieu». Le pape a souligné en particulier «l’engagement pour l’évangélisation» et, dans le domaine de la culture et de la science, l’activité de Mgr. Echevarría à travers l’Université Pontificale de la Sainte-Croix «récemment fondée». «La défense de la vie, de la famille, du mariage, la formation et la responsabilité pastorale des jeunes te tiennent à cœur» peut-on encore lire dans le message. Le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne, est également intervenu à la cérémonie. Dans son homélie, Mgr. Echevarría a plusieurs fois évoqué les paroles et l’exemple du fondateur de l’Opus Dei, saint Josemaria Escrivá de Balaguer, et du prélat qui l’a précédé, Álvaro del Portillo. «Le Seigneur», a dit Mgr. Echevarría cité par l’agence ANSA «m’a concédé le don de proclamer sa parole, de le représenter devant les hommes, d’être utilisé par Lui comme son instrument. Il m’a ensuite confié la direction pastorale de l’Opus Dei, une petite partie de la grande Église. Aidez-moi», a-t-il ajouté, «afin que je puisse continuer ma tâche en poursuivant l’œuvre de mes prédécesseurs»
DIPLOMATIE/1
De nouveaux nonces en Afrique, dans la Péninsule arabe et en Turquie
Le 4 août dernier, l’indien George Antonysamy,
âgé de 53 ans, a été élu archevêque
et nonce apostolique en Guinée, au Liberia et en Gambie. Mgr.
Antonysamy a été ordonné prêtre en 1980 et il
est entré au service diplomatique du Saint-Siège en 1987. Il
a travaillé dans les nonciatures d’Indonésie,
d’Algérie, de la République Centre Africaine, du
Bangladesh, de la Lituanie et enfin de la Jordanie. Mgr. Antonysamy a
également été nommé nonce en Sierra Leone le 20
septembre dernier.
Le 24 août dernier, l’archevêque vietnamien Pierre Nguyên Van Tot, âgé de 56 ans, a été nommé nonce en République Centre Africaine. Il a été nonce au Togo et au Bénin à partir de 2002.
Toujours le 24 août, c’est le verbite américain Michael A. Blume, âgé de 59 ans, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour les migrants depuis l’an 2000, a été nommé nonce au Bénin et au Togo. Il avait été provincial de son ordre au Ghana et justement au Togo et au Bénin.
Le 27 août dernier, l’archevêque maronite libanais Mounged El-Hachem, âgé de 71 ans, a été nommé nonce apostolique au Koweït, au Bahreïn, au Yémen et au Qatar, et délégué apostolique dans la Péninsule arabe. Mgr. El-Hachem, prêtre depuis 1959, a travaillé à la Commission pontificale des communications sociales de 1970 à 1978, puis il a servi dans la première section de la Secrétairerie d’État où il est devenu chef de bureau en 1993. Il était évêque de Baalbek-Deir El-Ahmar des Maronites depuis 1995.
Le 27 août encore, l’archevêque Antonio Lucibello, calabrais, âgé de 63 ans, a été nommé nonce en Turquie et au Turkménistan. Il était nonce au Paraguay depuis 1999.
Le 24 août dernier, l’archevêque vietnamien Pierre Nguyên Van Tot, âgé de 56 ans, a été nommé nonce en République Centre Africaine. Il a été nonce au Togo et au Bénin à partir de 2002.
Toujours le 24 août, c’est le verbite américain Michael A. Blume, âgé de 59 ans, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour les migrants depuis l’an 2000, a été nommé nonce au Bénin et au Togo. Il avait été provincial de son ordre au Ghana et justement au Togo et au Bénin.
Le 27 août dernier, l’archevêque maronite libanais Mounged El-Hachem, âgé de 71 ans, a été nommé nonce apostolique au Koweït, au Bahreïn, au Yémen et au Qatar, et délégué apostolique dans la Péninsule arabe. Mgr. El-Hachem, prêtre depuis 1959, a travaillé à la Commission pontificale des communications sociales de 1970 à 1978, puis il a servi dans la première section de la Secrétairerie d’État où il est devenu chef de bureau en 1993. Il était évêque de Baalbek-Deir El-Ahmar des Maronites depuis 1995.
Le 27 août encore, l’archevêque Antonio Lucibello, calabrais, âgé de 63 ans, a été nommé nonce en Turquie et au Turkménistan. Il était nonce au Paraguay depuis 1999.
DIPLOMATIE/2
De nouveaux ambassadeurs du Venezuela, du Paraguay, de l’Équateur et du Mexique
Le 26 août dernier, le pape a reçu
à Castel Gandolfo les lettres de créance du nouvel
ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela. Il
s’agit d’Ivan Guillermo
Rincón Urdaneta, âgé de 55
ans, magistrat et juriste, président du Tribunal suprême de
justice de 2000 à 2005.
Le 27 août, c’était le tour du nouveau représentant du Paraguay, Gerónimo Narváez Torres, âgé de 61 ans, diplomate de carrière, ancien consul général à Milan (1996-2000) et à São Paulo au Brésil (2000-2005).
Puis le 28 août, c’est le nouvel ambassadeur de l’Équateur qui a présenté ses lettres de créance. Il s’agit de Francisco Salazar Alvarado, âgé de 75 ans, qui avait déjà occupé cette charge de 1984 à 1988.
Le 23 septembre, toujours à Castel Gandolfo, le pape a reçu les lettres de créance du nouvel ambassadeur du Mexique. Il s’agit de Luis Felipe Bravo Mena, âgé de 53 ans, ancien professeur de Philosophie politique et sénateur de la République, président, depuis 1999, du Comité exécutif national du Partido acción nacional (Pan).
Le 27 août, c’était le tour du nouveau représentant du Paraguay, Gerónimo Narváez Torres, âgé de 61 ans, diplomate de carrière, ancien consul général à Milan (1996-2000) et à São Paulo au Brésil (2000-2005).
Puis le 28 août, c’est le nouvel ambassadeur de l’Équateur qui a présenté ses lettres de créance. Il s’agit de Francisco Salazar Alvarado, âgé de 75 ans, qui avait déjà occupé cette charge de 1984 à 1988.
Le 23 septembre, toujours à Castel Gandolfo, le pape a reçu les lettres de créance du nouvel ambassadeur du Mexique. Il s’agit de Luis Felipe Bravo Mena, âgé de 53 ans, ancien professeur de Philosophie politique et sénateur de la République, président, depuis 1999, du Comité exécutif national du Partido acción nacional (Pan).
30JOURS DANS LE MONDE
Pape/I
4 évêques chinois invités au Synode
Benoît XVI a nommé quatre évêques chinois membres de la XIe assemblée ordinaire du Synode des évêques. Il s’agit de: Antoine Li Duan, évêque de Xian; Aloysius Jin Luxian, évêque de Shanghai; Luc Li Jingfeng, évêque de Fengxiang et Joseph Wei Jingyi, évêque de Qiqihar. Les noms de ces quatre ecclésiastiques ont été publiés par l’Osservatore romano le 8 septembre dernier, sans faire explicitement allusion à leur titre épiscopal. L’un d’entre eux, Mgr. Wei Jingyi, n’est pas reconnu comme évêque par le gouvernement de Pékin. Le jour où s’ouvrait le Synode (2 octobre), aucun des quatre évêques invités n’avait encore obtenu le visa leur permettant de quitter la Chine et de se rendre à Rome.
Pape/2
Mauvaises plaisanteries diplomatiques
Le 15 septembre, le président turc Ahmed Necdet Sezer a rendu publique l’invitation officielle adressée par le gouvernement d’Ankara à Benoît XVI pour qu’il se rende en Turquie en 2006, en souhaitant qu’au cours de cette visite, le pape «puisse se rendre compte en personne du climat de tolérance culturelle» qui règne dans le grand pays musulman qui attend d’être accueilli dans l’Union européenne.
Benoît XVI avait été invité par le patriarche œcuménique Bartholoméos Ier à Istanbul le 30 novembre prochain, à l’occasion de la fête patronale de saint André apôtre. L’invitation gouvernementale survenue entre-temps a, de fait, rendu impossible d’accepter cette année l’invitation de Bartholoméos Ier.
Pape/3
La rencontre avec Hans Küng
«Benoît XVI parle pendant deux heures à dîner avec le théologien critique, son ancien camarade d’université Hans Küng: c’est arrivé samedi à Castel Gandolfo, mais la nouvelle a été annoncée hier. “Le pape est content de la rencontre”, assure-t-on au Vatican. “Cela a été une joie réciproque de nous revoir après tant d’années”, a déclaré Küng». C’est ainsi que le Corriere della Sera du mardi 27 septembre a donné la nouvelle de la rencontre entre le pape et le théologien allemand.
Israël/1
La Synagogue et l’État
L’intellectuel Amos Oz a commenté dans le Corriere della Sera du 20 août le retrait des colons de la Bande de Gaza de la manière suivante: «C’est une bataille entre l’Église et l’État (plus précisément entre la Synagogue et l’État). Beaucoup de nations ont dû affronter la question suivante: quels devraient être le rôle et le poids de la religion et du clergé dans la direction d’un pays? Certains états ont trouvé la solution il y a des siècles. D’autres n’ont pas cessé de la chercher [...]. À Gaza, nous avons assisté à ce qui, demain, pourrait nous apparaître a posteriori comme la première bataille entre Synagogue et État dans l’histoire d’Israël, la première occasion de clarifier la signification de l’hébraïcité du seul État hébreu. Sommes-nous d’abord une religion ou une nation? Dans cette première phase, il semble que la composante laïque, rationnelle, pragmatique d’Israël l’emporte douloureusement sur la composante imprégnée de fanatisme. Mais n’oublions pas qu’il ne s’agit que d’une première étape».
Israël/2
La métamorphose de Sharon et du pays
Le 27 septembre dernier, Sandro Viola a commenté les dramatiques consultations internes du Likoud dans un article intéressant, qui commence ainsi: «Si le comité central du Likoud, avec tous les extrémistes qui s’y trouvent, s’est rangé aux côtés de Sharon au lieu de Nétanyahou, cela veut dire qu’Israël a changé. Il ne s’agit donc pas seulement d’une métamorphose de Sharon. C’est la transformation d’un pays tout entier, désormais décidé à tourner le dos à la minorité extrémiste et fanatique, au sionisme religieux et aux droites nationalistes, pour en finir le plus tôt possible avec l’occupation des territoires, et chercher – si les fanatiques de l’autre camp, les bandes armées intégralistes, le permettent – la voie d’un compromis avec le peuple palestinien».
Irak
Al-Zarqaoui n’existe pas
«Je ne crois pas qu’Al-Zarkaoui existe en tant que tel. C’est une invention des occupants pour diviser le peuple. Il a été tué dans le nord de l’Irak au début de la guerre, lorsqu’il était avec le groupe Ansar Al-Islam au Kurdistan. Sa famille, en Jordanie, a célébré une cérémonie funèbre en sa mémoire. C’est un miroir aux alouettes des Américains, un prétexte pour continuer à nous occuper». C’est ainsi que s’est exprimé le cheikh Jawad Al-Khalessi, imam chiite de la mosquée d’Al-Kazemiya à Bagdad, dans une interview accordée au Monde le 17 septembre, alors qu’il se trouvait à Lyon pour participer à la rencontre organisée par la communauté de Sant’Egidio. Cette interview a également été publiée par La Stampa le 17 septembre 2005.
Nominations
Un nouvel évêque à Cuneo, à Fossano
et à Pozzuoli
Monseigneur Giuseppe Cavallotto, recteur de l’Université Pontificale Urbaniana depuis un an, a été nommé le 24 août dernier évêque de Cuneo et de Fossano, deux villes qui sont toujours unies in persona episcopi. Âgé de 65 ans, Mgr. Cavallotto est originaire du diocèse et de la province d’Asti. Il est prêtre depuis 1964 et il a exercé des fonctions de direction dans l’Action catholique; il a aussi été membre de la Commission de la Conférence épiscopale italienne pour la rédaction du Catéchisme des pré-adolescents (1973-1982).
Le 2 septembre dernier, l’évêque coadjuteur Gennaro Pascarella, âgé de 57 ans, a succédé à monseigneur Silvio Padoin à la tête du diocèse de Pozzuoli. Mgr. Pascarella, nommé évêque d’Ariano Irpino en 1998, était coadjuteur du diocèse de Pozzuoli depuis janvier 2004.
Livre
Radici umane e valori cristiani della famiglia de Mgr. Di Felice
«Il existe un phénomène inquiétant, c’est celui des soi-disant unions de fait. Il s’agit de personnes qui s’unissent, mais qui n’entendent pas assumer d’obligations juridiques permanentes: elles manquent par conséquent de stabilité, d’engagements envers la société et d’une dimension publique. Ce nonobstant, certains états se sont proposé d’accorder une sorte de reconnaissance légale aux importantes conséquences civiles. En outre, certains parlements ont légalisé les unions entre personnes de même sexe, en leur reconnaissant aussi (chose encore plus grave!) le droit à l’adoption légale d’enfants. On en arrive ainsi à piétiner le principe du “bien supérieur de l’enfant”, établi par la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’enfant». C’est ce qu’écrit le cardinal secrétaire d’état Angelo Sodano dans sa présentation écrite du volume Radici umane e valori cristiani della famiglia [Racines humaines et valeurs chrétiennes de la famille ndr] de monseigneur Francesco Di Felice «ancien sous-secrétaire valeureux» – ce sont toujours les mots de Mgr. Sodano – «du Conseil Pontifical pour la famille». Ce volume vient d’être publié par la Libreria editrice du Vatican.
4 évêques chinois invités au Synode
Benoît XVI a nommé quatre évêques chinois membres de la XIe assemblée ordinaire du Synode des évêques. Il s’agit de: Antoine Li Duan, évêque de Xian; Aloysius Jin Luxian, évêque de Shanghai; Luc Li Jingfeng, évêque de Fengxiang et Joseph Wei Jingyi, évêque de Qiqihar. Les noms de ces quatre ecclésiastiques ont été publiés par l’Osservatore romano le 8 septembre dernier, sans faire explicitement allusion à leur titre épiscopal. L’un d’entre eux, Mgr. Wei Jingyi, n’est pas reconnu comme évêque par le gouvernement de Pékin. Le jour où s’ouvrait le Synode (2 octobre), aucun des quatre évêques invités n’avait encore obtenu le visa leur permettant de quitter la Chine et de se rendre à Rome.
Pape/2
Mauvaises plaisanteries diplomatiques
Le 15 septembre, le président turc Ahmed Necdet Sezer a rendu publique l’invitation officielle adressée par le gouvernement d’Ankara à Benoît XVI pour qu’il se rende en Turquie en 2006, en souhaitant qu’au cours de cette visite, le pape «puisse se rendre compte en personne du climat de tolérance culturelle» qui règne dans le grand pays musulman qui attend d’être accueilli dans l’Union européenne.
Benoît XVI avait été invité par le patriarche œcuménique Bartholoméos Ier à Istanbul le 30 novembre prochain, à l’occasion de la fête patronale de saint André apôtre. L’invitation gouvernementale survenue entre-temps a, de fait, rendu impossible d’accepter cette année l’invitation de Bartholoméos Ier.
Pape/3
La rencontre avec Hans Küng
«Benoît XVI parle pendant deux heures à dîner avec le théologien critique, son ancien camarade d’université Hans Küng: c’est arrivé samedi à Castel Gandolfo, mais la nouvelle a été annoncée hier. “Le pape est content de la rencontre”, assure-t-on au Vatican. “Cela a été une joie réciproque de nous revoir après tant d’années”, a déclaré Küng». C’est ainsi que le Corriere della Sera du mardi 27 septembre a donné la nouvelle de la rencontre entre le pape et le théologien allemand.
Israël/1
La Synagogue et l’État
L’intellectuel Amos Oz a commenté dans le Corriere della Sera du 20 août le retrait des colons de la Bande de Gaza de la manière suivante: «C’est une bataille entre l’Église et l’État (plus précisément entre la Synagogue et l’État). Beaucoup de nations ont dû affronter la question suivante: quels devraient être le rôle et le poids de la religion et du clergé dans la direction d’un pays? Certains états ont trouvé la solution il y a des siècles. D’autres n’ont pas cessé de la chercher [...]. À Gaza, nous avons assisté à ce qui, demain, pourrait nous apparaître a posteriori comme la première bataille entre Synagogue et État dans l’histoire d’Israël, la première occasion de clarifier la signification de l’hébraïcité du seul État hébreu. Sommes-nous d’abord une religion ou une nation? Dans cette première phase, il semble que la composante laïque, rationnelle, pragmatique d’Israël l’emporte douloureusement sur la composante imprégnée de fanatisme. Mais n’oublions pas qu’il ne s’agit que d’une première étape».
Israël/2
La métamorphose de Sharon et du pays
Le 27 septembre dernier, Sandro Viola a commenté les dramatiques consultations internes du Likoud dans un article intéressant, qui commence ainsi: «Si le comité central du Likoud, avec tous les extrémistes qui s’y trouvent, s’est rangé aux côtés de Sharon au lieu de Nétanyahou, cela veut dire qu’Israël a changé. Il ne s’agit donc pas seulement d’une métamorphose de Sharon. C’est la transformation d’un pays tout entier, désormais décidé à tourner le dos à la minorité extrémiste et fanatique, au sionisme religieux et aux droites nationalistes, pour en finir le plus tôt possible avec l’occupation des territoires, et chercher – si les fanatiques de l’autre camp, les bandes armées intégralistes, le permettent – la voie d’un compromis avec le peuple palestinien».
Irak
Al-Zarqaoui n’existe pas
«Je ne crois pas qu’Al-Zarkaoui existe en tant que tel. C’est une invention des occupants pour diviser le peuple. Il a été tué dans le nord de l’Irak au début de la guerre, lorsqu’il était avec le groupe Ansar Al-Islam au Kurdistan. Sa famille, en Jordanie, a célébré une cérémonie funèbre en sa mémoire. C’est un miroir aux alouettes des Américains, un prétexte pour continuer à nous occuper». C’est ainsi que s’est exprimé le cheikh Jawad Al-Khalessi, imam chiite de la mosquée d’Al-Kazemiya à Bagdad, dans une interview accordée au Monde le 17 septembre, alors qu’il se trouvait à Lyon pour participer à la rencontre organisée par la communauté de Sant’Egidio. Cette interview a également été publiée par La Stampa le 17 septembre 2005.
Nominations
Un nouvel évêque à Cuneo, à Fossano
et à Pozzuoli
Monseigneur Giuseppe Cavallotto, recteur de l’Université Pontificale Urbaniana depuis un an, a été nommé le 24 août dernier évêque de Cuneo et de Fossano, deux villes qui sont toujours unies in persona episcopi. Âgé de 65 ans, Mgr. Cavallotto est originaire du diocèse et de la province d’Asti. Il est prêtre depuis 1964 et il a exercé des fonctions de direction dans l’Action catholique; il a aussi été membre de la Commission de la Conférence épiscopale italienne pour la rédaction du Catéchisme des pré-adolescents (1973-1982).
Le 2 septembre dernier, l’évêque coadjuteur Gennaro Pascarella, âgé de 57 ans, a succédé à monseigneur Silvio Padoin à la tête du diocèse de Pozzuoli. Mgr. Pascarella, nommé évêque d’Ariano Irpino en 1998, était coadjuteur du diocèse de Pozzuoli depuis janvier 2004.
Livre
Radici umane e valori cristiani della famiglia de Mgr. Di Felice
«Il existe un phénomène inquiétant, c’est celui des soi-disant unions de fait. Il s’agit de personnes qui s’unissent, mais qui n’entendent pas assumer d’obligations juridiques permanentes: elles manquent par conséquent de stabilité, d’engagements envers la société et d’une dimension publique. Ce nonobstant, certains états se sont proposé d’accorder une sorte de reconnaissance légale aux importantes conséquences civiles. En outre, certains parlements ont légalisé les unions entre personnes de même sexe, en leur reconnaissant aussi (chose encore plus grave!) le droit à l’adoption légale d’enfants. On en arrive ainsi à piétiner le principe du “bien supérieur de l’enfant”, établi par la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’enfant». C’est ce qu’écrit le cardinal secrétaire d’état Angelo Sodano dans sa présentation écrite du volume Radici umane e valori cristiani della famiglia [Racines humaines et valeurs chrétiennes de la famille ndr] de monseigneur Francesco Di Felice «ancien sous-secrétaire valeureux» – ce sont toujours les mots de Mgr. Sodano – «du Conseil Pontifical pour la famille». Ce volume vient d’être publié par la Libreria editrice du Vatican.