30Jours dans le monde
PAPE
Mort de Mgr Michalski, confesseur de Jean Paul II
Le 20 septembre est décédé Mgr Stanislaw Michalski, 87 ans, ancien officier de l’armée polonaise, chanoine de la basilique patriarcale Sainte-Marie-Majeure et confesseur du Pape. Le 25 septembre, le secrétaire du Pape, l’évêque Stanislas Dziwisz, a pris part aux funérailles célébrées dans cette basilique. Le texte du télégramme envoyé par Jean Paul II à cette occasion a été publié sur L’Osservatore Romano du 29-30 septembre, à l’intérieur d’un article consacré à la cérémonie funèbre. On lit, entre autres, dans ce texte: «Après avoir défendu la patrie comme officier de l’armée polonaise, il fut emprisonné par les Allemands et, une fois libéré, il s’engagea dans l’armée du général Anders et participa ainsi à la libération de l’Italie. Resté à Rome, il entreprit le chemin de préparation au sacerdoce et prêta durant des années ses services qualifiés à la communauté polonaise romaine, spécialement aux religieuses, manifestant son zèle pour l’Évangile et sa fidélité à l’Église. Tandis que j’élève de ferventes prières de suffrage pour le repos éternel mérité de ce prêtre estimé, homme de profonde ascèse et de grande tension spirituelle, j’en rappelle le ministère exemplaire dont j’ai pu moi aussi bénéficier directement».
CARDINAUX/I
Martini: «Que chaque peuple regarde la douleur de l’autre. Et la paix sera proche»
«Ce sont des paroles plus profondes et plus radicales qui logent dans le cœur de chaque homme et de chaque femme de ce monde: tu ne te fabriqueras aucune idole. Ces paroles résonnent dans la Bible depuis le Décalogue et la parcourent tout entière de la Genèse à l’Apocalypse.
C’est donc un commandement qui touche profondément le cœur des juifs et des chrétiens et qui énonce un principe de vie et d’action fondamental. Et c’est un commandement très cher aussi à l’islam qui en fait l’un des piliers de sa conception religieuse: il y a un seul Dieu, puissant et miséricordieux, et rien ne lui est comparable. […]
Mais il n’y a pas seulement les idoles visibles. Les idoles invisibles, celles qui demeurent même lorsque semble exclue toute référence religieuse, sont les plus enracinées, les plus dures à mourir. Parmi elles se trouvent les idoles de la violence, de la vengeance, du pouvoir (politique, militaire, économique…) ressenti comme la ressource ultime et définitive. Et l’idole de la volonté d’être vainqueur en tout, du refus de céder sur rien, du rejet de toutes les solutions dans lesquelles chacun est disposé à renoncer à quelque chose pour obtenir un bien général. Ces idoles, même si elles se présentent sous l’aspect respectable de la justice et du droit, sont, en réalité assoiffées de sang humain. […]
À la construction de murs de ciment et de pierre pour diviser les parties opposées il faut préférer un pont d’hommes qui, tout en garantissant la sécurité des deux parties, permette aux deux communautés de communiquer et d’établir une entente toujours plus profonde sur les choses essentielles et sur celles de la vie quotidienne.
La haine qui s’est accumulée est certainement grande et elle pèse sur les cœurs. Il y a des personnes et des groupes qui s’en nourrissent comme d’un poison qui à la fois maintient en vie et tue. Pour dépasser l’idole de la haine et de la violence il est très important d’apprendre à regarder la douleur de l’autre».
Passages d’un article du cardinal Carlo Maria Martini, archevêque émérite de Milan, publié sur la première page du Corriere della Sera, le 27 août sous le titre Que chaque peuple regarde la douleur de l’autre. Et la paix sera proche.
CARDINAUX/ 2
La voie de Tettamanzi: plus de sacrements, moins de politique
Le 8 septembre, l’archevêque de Milan, Dionigi Tettamanzi, a présenté le plan pastoral triennal du diocèse ambrosien. Il s’agit d’un texte de 240 pages environ, intitulé Vous serez mes témoins – Le visage missionnaire de l’Église de Milan qui a été amplement commenté par la presse dans un sens positif (la Padania du 14-15 septembre a publié une page d’éloges de ce document).
L’article d’Alberto Melloni publié le 10 septembre par le Corriere della Sera et intitulé La voie de Tettamanzi: plus de sacrements, moins de politique est particulièrement intéressant. On y lit, entre autres, ceci: «Contre la désagrégation du tissu de communion, le cardinal ne propose pas la redécouverte du rôle culturel des catholiques ou de leur visibilité politique, mais il parle d’une simple donnée, celle de la foi: au lieu de dialoguer avec les Parlements l’archevêque parle de sacrements. […] Le cas de la confirmation est le plus clair: depuis longtemps l’âge de la confirmation a été reculé jusqu’au seuil de l’adolescence. Un petit “chantage” pour garder les enfants à l’ombre du clocher quelques mois de plus. Totalement inutile […] l’Église, d’un autre côté, reprend sa réflexion sur elle même et sur sa présence à partir des sacrements qu’elle garde et dont elle est la gardienne».
CARDINAUX/ 3
La démission de Sin a été acceptée
Le 15 septembre, la démission du cardinal Jaime Sin de sa charge d’archevêque de Manille a été acceptée. Le cardinal, qui a eu 75 ans le 31 août et qui a depuis longtemps de sérieux problèmes de santé, était à la tête du diocèse de la capitale philippine depuis 1974, année où il fut créé cardinal. A été nommé pour le remplacer Gaudencio B. Rosales, 71 ans, qui avait été auxiliaire de Sin de 1974 à 1982 et qui était ensuite devenu coadjuteur de Malaybalay, puis, deux ans plus tard, évêque de ce même diocèse, et archevêque de Lipa à la fin de 1992.
CARDINAUX/4
Disparition des cardinaux Ursi et Otunga
Le 29 août est décédé Corrado Ursi, 95 ans depuis le 26 juillet dernier, archevêque de Naples de 1966 à 1987. Il était le dernier des cardinaux créés en même temps que Karol Wojtyla dans le consistoire du 26 juin 1967.
Le 6 septembre a ensuite disparu le cardinal Maurice Michael Otunga, 80 ans, archevêque de Nairobi de 1971 à 1997.
Il y a donc aujourd’hui 164 cardinaux dans le Sacré Collège, dont 109 électeurs. Avec le consistoire prévu pour le 21 octobre, les cardinaux seront au nombre de 194, dont 135 “votants”.
CURIE/ I
Stafford pénitencier, Rylko président des laïcs, Robles Díaz vice-président du CAL
Le 4 octobre ont été annoncées trois nominations dans la Curie romaine. Le cardinal James Francis Stafford, américain, 71 ans, président du Conseil pontifical pour les Laïcs depuis 1996, a été nommé pénitencier majeur à la place de l’archevêque Luigi De Magistris, 77 ans, propénitencier depuis novembre 2001.
Le polonais Stanislaw Rylko, 58 ans, qui était depuis 1996 secrétaire de ce même Conseil pontifical, en a été nommé président.
L’archevêque mexicain Luis Robles Díaz a été nommé vice-président du Conseil pontifical pour l’Amérique latine. Il prend la place de l’espagnol Cipriano Calderón Polo, 76 ans, qui assumait cette charge depuis 1989. Robles Díaz, 65 ans, prêtre depuis 1963, est entré dans le service diplomatique du Saint-Siège en 1967. Après avoir travaillé dans les représentations pontificales du Honduras, d’Afrique du sud, d’Éthiopie, du Sri Lanka, d’Équateur, de Colombie, il a été promu en 1985 archevêque et prononce au Soudan. Il a été transféré en 1990 comme prononce en Ouganda et depuis 1999 comme nonce à Cuba.
CURIE/ 2
Lajolo, nonce en Allemagne, nouveau “ministre des Affaires étrangères” du Vatican
Le 7 octobre, l’archevêque Giovanni Lajolo a été nommé secrétaire de la Section pour les rapports avec les États de la Secrétairerie d’État. Le nouveau “ministre des Affaires étrangères” du Vatican prend la place de Jean-Louis Tauran qui vient d’être créé cardinal. Lajolo, piémontais de Novara, 68 ans, est prêtre depuis 1960. Il est entré dans la diplomatie pontificale en 1970 et a travaillé dans la nonciature, en Allemagne, puis à la Secrétairerie d’État jusqu’en 1985, date à laquelle il est devenu archevêque et a été nommé secrétaire de l’Administration du patrimoine du Siège Apostolique (APSA). Il était nonce en Allemagne depuis 1995. Il connaît, en plus de l’italien, l’anglais, le français et l’allemand.
CURIE/ 3
Sorrentino secrétaire au Culte
Le 2 août a été nommé le nouveau secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements. Il s’agit de Domenico Sorrentino, italien, jusqu’à présent prélat-évêque de Pompei, qui prend la place d’un autre Italien, le bénédictin Francesco Pio Tamburrino, lui-même transféré à la tête de l’archidiocèse de Foggia-Bovino. Sorrentino, 55 ans, originaire du diocèse de Nola en Campanie, près de Naples, est prêtre depuis 1972. Il a fait ses études à l’Université Pontificale Grégorienne où il a obtenu son doctorat en Théologie. Il a aussi passé sa maîtrise de Sciences politiques à l’Université “La Sapienza” de Rome. Après avoir collaboré pendant neuf ans avec la Secrétairerie d’État du Vatican, où il aidait le ghost-writer du Pape, l’archevêque Paolo Sardi, il était depuis 2001 prélat-évêque de Pompei. Il est aussi le postulateur de la cause de béatification de Giuseppe Toniolo (1845-1918). Une curiosité: avec la nomination de Sorrentino, aucun des trois ecclésiastiques qui guident le dicastère vatican qui s’occupe de liturgie n’est “liturgiste”. Le préfet, le cardinal Francis Arinze, le nouveau secrétaire et le sous-secrétaire, Mgr Mario Marini, ont fait tous trois des études de théologie, mais aucun d’eux n’a étudié spécifiquement la liturgie. Voici ce qu’écrit Loïc Merian, président du CIEL (Centre international d’études liturgiques) sur le numéro d’octobre du mensuel français La Nef: «La volonté du Saint-Siège de nommer à la tête de cette Congrégation des théologiens plutôt que des liturgistes est significative […]. Le bon sens populaire fait parfois dire que la liturgie est chose trop sérieuse pour être confié aux seuls liturgistes… Il semble que ce bon sens soit partagé à Rome».
NOMINATIONS/ I
Tamburrino archevêque à Foggia, Russotto évêque à Caltanissetta, Nosiglia à Vicence
Le 2 août, le bénédictin Francesco Pio Tamburrino a été nommé archevêque de Foggia-Bovino. Le prélat, originaire de la région de Potenza, 64 ans, prêtre depuis 1965, était depuis quatre ans secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements. Précédemment, il avait été abbé ordinaire de Montevergine (1989-1998) et évêque de Teggiano-Policastro (1998-1999).
Le 2 août toujours, Mgr Mario Russotto, 51 ans, originaire de la région de Raguse, a été nommé évêque de Caltanissetta. Prêtre depuis 1981, il était depuis l’année dernière secrétaire adjoint de la Conférence épiscopale sicilienne pour le secteur pastoral.
Le 6 octobre, l’archevêque Cesare Nosiglia, originaire de Rossiglione (région de Gênes et diocèse d’Acqui) et “vice-gerente” du diocèse de Rome, a été nommé évêque-archevêque de Vicence. Nosiglia, qui a eu 59 ans la veille de sa nomination, est prêtre depuis 1968. Il a travaillé de 1971 à 1991 à la CEI comme employé puis, successivement, comme vice-directeur et directeur du Bureau catéchistique national. En 1991, il est devenu auxiliaire du diocèse du Pape.
NOMINATIONS/ 2
Au bout de onze
ans, nomination
de l’évêque de Hung Hoá, au Vietnam
Le 5 août, Antoine Vu Huy Chuong, 59 ans, prêtre depuis 1971, a été nommé évêque de Hung Hoá, dans le nord du Vietnam, diocèse qui était vacant depuis 1992.
NOMINATIONS/ 3
Un évêque pour les fidèles de langue hébraïque nommé en Palestine
Le 14 août, le père Jean-Baptiste Gourion, bénédictin olivétain, a été nommé auxiliaire du patriarche latin de Jérusalem, avec la charge du soin pastoral des fidèles catholiques de langue hébraïque qui vivent sur le territoire du patriarcat. Gourion, 69 ans, d’origine juive, s’est fait baptiser en 1958, à 24 ans, et il a été ordonné prêtre en 1967. Il est depuis 1976 à la tête de la communauté monastique d’Abou-Gosh (Israël).
HISTOIRE DE L’ÉGLISE/ I
Pie XI voulait rencontrer Hitler
Le fascicule de la Civiltà Cattolica daté du 4 octobre comprend un article du père Giovanni Sale sur La visite qu’Hitler ne fit pas au Vatican. Dans cet article, grâce en particulier à des documents restés inédits jusqu’à aujourd’hui, on rend compte des tentatives faites par le Saint-Siège pour que le chancelier Adolf Hitler demande une audience au Pape durant la seule visite qu’il ait effectuée à Rome, et qui eut lieu du 3 au 9 mai 1938. Une demande que le chef des nazis n’accepta pas de faire parce qu’il voulait «mener jusqu’au bout sa lutte contre l’Église et le christianisme».
HISTOIRE DE L’ÉGLISE/ 2
Pie XII et son accueil des juifs en 1943-1944
La CSR, la Coordination des historiens religieux nouvellement créée, qui réunit de nombreux historiens appartenant à des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique, a tenu à Rome un intéressant séminaire sur l’accueil des juifs dans les instituts religieux à Rome dans les années 1943 et 1944, dans lequel a été rappelé, entre autres, le rôle positif de Pie XII. Une vingtaine d’instituts, qui ont fourni des informations et des témoignages, ont participé à la recherche historiographique. Trois documents émis à l’époque par le Saint-Siège et prêtés par les Archives Marianum ont été exposés: une déclaration du 28 septembre 1943 par laquelle le secrétaire général de Propaganda Fide met sous sa protection le Collège Sant’Alessio Falconieri des Servites de Marie et certifie que celui-ci dépend de la Congrégation; une lettre du 28 octobre 1943 par laquelle la Secrétairerie d’État transmet le manifeste diffusé par le commandement allemand de Rome assurant la sauvegarde des maisons religieuses et d’autres biens immobiliers relevant du Saint-Siège; la déclaration du gouverneur de la Cité du Vatican, en date du 25 septembre 1943 et contresignée par le commandement allemand de Rome, qui, par ordre du secrétaire d’État atteste la dépendance de la maison religieuse (la Procure des Servites de Marie) de la Congrégation des Religieux. Voici le texte du document en allemand: «Les susdites déclarations sont confirmées, l’accès est sévèrement interdit aux membres de la Wehrmacht».
DOCUMENTS/ I
Considérations à propos de la reconnaissance juridique des couples homosexuels
Le 31 juillet ont été publiées les Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles. Il s’agit d’un document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, approuvé par le Pape le 28 mars et signé par le cardinal préfet Joseph Ratzinger et par l’archevêque secrétaire Angelo Amato le 3 juin. Le document est un grave avertissement du Saint-Siège contre toute hypothèse de “reconnaissance légale” des couples homosexuels et de leurs “droits” à partir de celui de l’adoption. Il est rappelé dans le document que, pour un parlementaire catholique, donner son vote à des mesures favorables à ces droits «est un acte gravement immoral».
DOCUMENTS/ 2
Réglementation contre les abus liturgiques
À la fin de septembre, le mensuel Jesus et l’agence Adista ont diffusé des passages du projet d’une instruction conjointe des Congrégations pour la Doctrine de la Foi et pour le Culte divin contre les abus dans les célébrations de l’eucharistie. Il s’agit d’un document, «avec des rappels de caractère aussi juridique», expressément prévu par la dernière encyclique signée par le Pape le 17 avril, Ecclesia de eucharistia.
Le projet qui a été publié remonte aux premiers jours du mois de juin dernier. Par la suite, le 27 juin, s’est tenue une assemblée ordinaire conjointe des deux dicastères dans laquelle ce projet a été discuté. En cette occasion, la grande majorité de la cinquantaine de cardinaux et d’évêques membres des deux dicastères a voté en faveur de ce document, Certains d’entre eux ont demandé que soient apportés des amendements. Quant aux jugements complètement négatifs, ils se sont comptés sur les doigts d’une main.
Une commission mixte des deux Congrégations intéressées travaille en ce moment à une nouvelle version du projet qui sera examinée à la fin d’octobre dans une nouvelle assemblée ordinaire conjointe. Devrait sortir de cette assemblée un texte définitif à soumettre à l’approbation du Pape. L’instruction, sauf accident de parcours, pourrait voir le jour avant Noël prochain.
Adista a malicieusement noté que le texte publié, tout en étant «strictement secret», a été envoyé à son agence «et à d’autres organes de presse», dans l’espoir de faire échouer, à l’intérieur même du Vatican […], toute opération de type lefebvriste qui profiterait de la fin du pontificat actuel».
DIPLOMATIE/I
La signature de l’accord Géorgie-Saint-Siège annulée
«J’ai été surtout très surpris par la violence de cette campagne conduite par l’Église orthodoxe de Géorgie qui a diffusé de fausses informations. Il m’a été dit, par exemple, qu’un évêque orthodoxe aurait fait savoir que cet accord était inacceptable parce qu’il prévoirait la conversion de toute la Géorgie au catholicisme». Le “ministre des Affaires étrangères” du Vatican, Jean-Louis Tauran a commenté en ces termes à Radio Vatican la décision du gouvernement géorgien – sur pression de l’Église orthodoxe locale – de suspendre au dernier moment, le jour même où elle devait avoir lieu, la signature d’un accord entre Tbilissi et le Saint-Siège. L’incident géorgien s’est produit durant le voyage de sept jours (18-25 septembre) que Tauran a accompli dans le Caucase, et pendant lequel il a visité aussi l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
DIPLOMATIE/ 2
Nouveaux nonces au Costa Rica, en Croatie et dans le Sud-Est Asiatique
Le 31 juillet, l’archevêque philippin Osvaldo Padilla, 61 ans, a été nommé nonce au Costa Rica; il était nonce au Nigeria depuis 1998.
Le 4 août, l’archevêque espagnol Francisco-Javier Lozano, 60 ans, a été nommé nonce en Croatie; il travaillait depuis décembre 2001 à la première section de la Secrétairerie d’État où il dirigeait le Bureau information et documentation; il avait été nonce précédemment dans la République Démocratique du Congo.
Le 20 septembre, l’archevêque Salvatore Pennacchio, 51 ans, originaire de la province de Naples, a été nommé nonce en Thaïlande, à Singapour, au Cambodge et délégué apostolique au Myanmar, au Laos, en Malaisie et au Brunei. Prêtre depuis 1976, trois années plus tard Pennacchio est entré dans la diplomatie pontificale et a travaillé dans les nonciatures du Panama, d’Éthiopie, d’Australie, de Turquie, d’Égypte, de Yougoslavie et d’Irlande, puis a été promu archevêque en 1998. Il était depuis cette même année nonce au Rwanda.
Enfin, le 5 août, l’archevêque nouvellement promu Antonio Ariotti, 55 ans, originaire de la province de Crémone, qui avait été nonce au Cameroun, a été nommé nonce également en Guinée Équatoriale.
DIPLOMATIE/ 3
Nouvel ambassadeur de Bolivie près le Saint-Siège
Le 8 septembre, le nouvel ambassadeur de Bolivie près le Saint-Siège a présenté ses lettres de créance. Il s’agit de Valentin Abecia Baldivieso, 78 ans le jour suivant, avocat, professeur de Droit, homme politique (ancien ministre des Affaires étrangères en 1989), ancien ambassadeur en Espagne (1986-1989), président du conseil d’administration de la Fondation culturelle de la Banque centrale de Bolivie.
SERBIE
Création d’un exarchat pour les fidèles de rite oriental
Le 28 août a été érigé l’exarchat apostolique de Serbie et Montenegro pour les presque 23 000 catholiques de rite byzantin vivant dans cette partie de l’ex-Yougoslavie. L’évêque Djura Dzudzar, 49 ans, croate sera le premier exarque et il résidera à Ruski Krstur. Dzudzar est chef de bureau dans la Congrégation pour les Églises orientales et, depuis mars, auxiliaire du diocèse gréco-catholique de Mukacheve en Ukraine.
UNIVERSITÉS PONTIFICALES
Cavallotti recteurà l’Urbaniana
Monseigneur Giuseppe Cavallotti, 63 ans, originaire d’Asti, est le nouveau recteur de l’Université Pontificale Urbaniana, où il était jusqu’à présent doyen de la Faculté de Missiologie. Il remplace Mgr Ambrogio Spreafico, 53 ans, de la Communauté de Sant’Egidio, qui a terminé son mandat.
CONGO
La démission
de l’ancien secrétaire du Pape a été acceptée
Le 14 août a été acceptée la démission de l’évêque de Luebo, Emery Kabongo Kanundowi, 59 ans, qui, avant d’être titulaire du diocèse de la République Démocratique du Congo, avait été de 1982 à 1988 second secrétaire de Jean Paul II. Kabongo a reçu la nomination canonique du chapitre de la basilique vaticane de Saint-Pierre.
LIVRES
Le père Grieco: Gantin vu de près
Le père Gianfranco Grieco, envoyé spécial de renom de L’Osservatore Romano, est l’auteur d’un vif petit ouvrage consacré au personnage de Bernardin Gantin, doyen émérite du Sacré Collège, qui a été pendant treize ans préfet de la Congrégation pour les évêques. Le livre, Benin, la mia Africa, la mia Chiesa (Piemme, 115 pp., 9,90 euros), comme le dit l’auteur dans sa présentation, «ne cherche pas à raconter la vie et les œuvres du cardinal Gantin. C’est seulement un long reportage sur certains moments significatifs de son existence dynamique et itinérante qu’il a toujours vécue sous le signe du don. Pendant de nombreuses années, nous avons marché sur la pointe des pieds, avec d’autres “amis” chanceux “du cardinal”. Ce livre veut seulement proposer, de façon nouvelle et originale, la passion du cardinal pour l’Église missionnaire, pour Jean Paul II, pour le Bénin: trois “amours” rassemblés dans un unique grand amour qui est le Christ “Rédempteur de l’homme”».
Martini: «Que chaque peuple regarde la douleur de l’autre. Et la paix sera proche»
«Ce sont des paroles plus profondes et plus radicales qui logent dans le cœur de chaque homme et de chaque femme de ce monde: tu ne te fabriqueras aucune idole. Ces paroles résonnent dans la Bible depuis le Décalogue et la parcourent tout entière de la Genèse à l’Apocalypse.
C’est donc un commandement qui touche profondément le cœur des juifs et des chrétiens et qui énonce un principe de vie et d’action fondamental. Et c’est un commandement très cher aussi à l’islam qui en fait l’un des piliers de sa conception religieuse: il y a un seul Dieu, puissant et miséricordieux, et rien ne lui est comparable. […]
Mais il n’y a pas seulement les idoles visibles. Les idoles invisibles, celles qui demeurent même lorsque semble exclue toute référence religieuse, sont les plus enracinées, les plus dures à mourir. Parmi elles se trouvent les idoles de la violence, de la vengeance, du pouvoir (politique, militaire, économique…) ressenti comme la ressource ultime et définitive. Et l’idole de la volonté d’être vainqueur en tout, du refus de céder sur rien, du rejet de toutes les solutions dans lesquelles chacun est disposé à renoncer à quelque chose pour obtenir un bien général. Ces idoles, même si elles se présentent sous l’aspect respectable de la justice et du droit, sont, en réalité assoiffées de sang humain. […]
À la construction de murs de ciment et de pierre pour diviser les parties opposées il faut préférer un pont d’hommes qui, tout en garantissant la sécurité des deux parties, permette aux deux communautés de communiquer et d’établir une entente toujours plus profonde sur les choses essentielles et sur celles de la vie quotidienne.
La haine qui s’est accumulée est certainement grande et elle pèse sur les cœurs. Il y a des personnes et des groupes qui s’en nourrissent comme d’un poison qui à la fois maintient en vie et tue. Pour dépasser l’idole de la haine et de la violence il est très important d’apprendre à regarder la douleur de l’autre».
Passages d’un article du cardinal Carlo Maria Martini, archevêque émérite de Milan, publié sur la première page du Corriere della Sera, le 27 août sous le titre Que chaque peuple regarde la douleur de l’autre. Et la paix sera proche.
CARDINAUX/ 2
La voie de Tettamanzi: plus de sacrements, moins de politique
Le 8 septembre, l’archevêque de Milan, Dionigi Tettamanzi, a présenté le plan pastoral triennal du diocèse ambrosien. Il s’agit d’un texte de 240 pages environ, intitulé Vous serez mes témoins – Le visage missionnaire de l’Église de Milan qui a été amplement commenté par la presse dans un sens positif (la Padania du 14-15 septembre a publié une page d’éloges de ce document).
L’article d’Alberto Melloni publié le 10 septembre par le Corriere della Sera et intitulé La voie de Tettamanzi: plus de sacrements, moins de politique est particulièrement intéressant. On y lit, entre autres, ceci: «Contre la désagrégation du tissu de communion, le cardinal ne propose pas la redécouverte du rôle culturel des catholiques ou de leur visibilité politique, mais il parle d’une simple donnée, celle de la foi: au lieu de dialoguer avec les Parlements l’archevêque parle de sacrements. […] Le cas de la confirmation est le plus clair: depuis longtemps l’âge de la confirmation a été reculé jusqu’au seuil de l’adolescence. Un petit “chantage” pour garder les enfants à l’ombre du clocher quelques mois de plus. Totalement inutile […] l’Église, d’un autre côté, reprend sa réflexion sur elle même et sur sa présence à partir des sacrements qu’elle garde et dont elle est la gardienne».
CARDINAUX/ 3
La démission de Sin a été acceptée
Le 15 septembre, la démission du cardinal Jaime Sin de sa charge d’archevêque de Manille a été acceptée. Le cardinal, qui a eu 75 ans le 31 août et qui a depuis longtemps de sérieux problèmes de santé, était à la tête du diocèse de la capitale philippine depuis 1974, année où il fut créé cardinal. A été nommé pour le remplacer Gaudencio B. Rosales, 71 ans, qui avait été auxiliaire de Sin de 1974 à 1982 et qui était ensuite devenu coadjuteur de Malaybalay, puis, deux ans plus tard, évêque de ce même diocèse, et archevêque de Lipa à la fin de 1992.
CARDINAUX/4
Disparition des cardinaux Ursi et Otunga
Le 29 août est décédé Corrado Ursi, 95 ans depuis le 26 juillet dernier, archevêque de Naples de 1966 à 1987. Il était le dernier des cardinaux créés en même temps que Karol Wojtyla dans le consistoire du 26 juin 1967.
Le 6 septembre a ensuite disparu le cardinal Maurice Michael Otunga, 80 ans, archevêque de Nairobi de 1971 à 1997.
Il y a donc aujourd’hui 164 cardinaux dans le Sacré Collège, dont 109 électeurs. Avec le consistoire prévu pour le 21 octobre, les cardinaux seront au nombre de 194, dont 135 “votants”.
CURIE/ I
Stafford pénitencier, Rylko président des laïcs, Robles Díaz vice-président du CAL
Le 4 octobre ont été annoncées trois nominations dans la Curie romaine. Le cardinal James Francis Stafford, américain, 71 ans, président du Conseil pontifical pour les Laïcs depuis 1996, a été nommé pénitencier majeur à la place de l’archevêque Luigi De Magistris, 77 ans, propénitencier depuis novembre 2001.
Le polonais Stanislaw Rylko, 58 ans, qui était depuis 1996 secrétaire de ce même Conseil pontifical, en a été nommé président.
L’archevêque mexicain Luis Robles Díaz a été nommé vice-président du Conseil pontifical pour l’Amérique latine. Il prend la place de l’espagnol Cipriano Calderón Polo, 76 ans, qui assumait cette charge depuis 1989. Robles Díaz, 65 ans, prêtre depuis 1963, est entré dans le service diplomatique du Saint-Siège en 1967. Après avoir travaillé dans les représentations pontificales du Honduras, d’Afrique du sud, d’Éthiopie, du Sri Lanka, d’Équateur, de Colombie, il a été promu en 1985 archevêque et prononce au Soudan. Il a été transféré en 1990 comme prononce en Ouganda et depuis 1999 comme nonce à Cuba.
CURIE/ 2
Lajolo, nonce en Allemagne, nouveau “ministre des Affaires étrangères” du Vatican
Le 7 octobre, l’archevêque Giovanni Lajolo a été nommé secrétaire de la Section pour les rapports avec les États de la Secrétairerie d’État. Le nouveau “ministre des Affaires étrangères” du Vatican prend la place de Jean-Louis Tauran qui vient d’être créé cardinal. Lajolo, piémontais de Novara, 68 ans, est prêtre depuis 1960. Il est entré dans la diplomatie pontificale en 1970 et a travaillé dans la nonciature, en Allemagne, puis à la Secrétairerie d’État jusqu’en 1985, date à laquelle il est devenu archevêque et a été nommé secrétaire de l’Administration du patrimoine du Siège Apostolique (APSA). Il était nonce en Allemagne depuis 1995. Il connaît, en plus de l’italien, l’anglais, le français et l’allemand.
CURIE/ 3
Sorrentino secrétaire au Culte
Le 2 août a été nommé le nouveau secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements. Il s’agit de Domenico Sorrentino, italien, jusqu’à présent prélat-évêque de Pompei, qui prend la place d’un autre Italien, le bénédictin Francesco Pio Tamburrino, lui-même transféré à la tête de l’archidiocèse de Foggia-Bovino. Sorrentino, 55 ans, originaire du diocèse de Nola en Campanie, près de Naples, est prêtre depuis 1972. Il a fait ses études à l’Université Pontificale Grégorienne où il a obtenu son doctorat en Théologie. Il a aussi passé sa maîtrise de Sciences politiques à l’Université “La Sapienza” de Rome. Après avoir collaboré pendant neuf ans avec la Secrétairerie d’État du Vatican, où il aidait le ghost-writer du Pape, l’archevêque Paolo Sardi, il était depuis 2001 prélat-évêque de Pompei. Il est aussi le postulateur de la cause de béatification de Giuseppe Toniolo (1845-1918). Une curiosité: avec la nomination de Sorrentino, aucun des trois ecclésiastiques qui guident le dicastère vatican qui s’occupe de liturgie n’est “liturgiste”. Le préfet, le cardinal Francis Arinze, le nouveau secrétaire et le sous-secrétaire, Mgr Mario Marini, ont fait tous trois des études de théologie, mais aucun d’eux n’a étudié spécifiquement la liturgie. Voici ce qu’écrit Loïc Merian, président du CIEL (Centre international d’études liturgiques) sur le numéro d’octobre du mensuel français La Nef: «La volonté du Saint-Siège de nommer à la tête de cette Congrégation des théologiens plutôt que des liturgistes est significative […]. Le bon sens populaire fait parfois dire que la liturgie est chose trop sérieuse pour être confié aux seuls liturgistes… Il semble que ce bon sens soit partagé à Rome».
NOMINATIONS/ I
Tamburrino archevêque à Foggia, Russotto évêque à Caltanissetta, Nosiglia à Vicence
Le 2 août, le bénédictin Francesco Pio Tamburrino a été nommé archevêque de Foggia-Bovino. Le prélat, originaire de la région de Potenza, 64 ans, prêtre depuis 1965, était depuis quatre ans secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements. Précédemment, il avait été abbé ordinaire de Montevergine (1989-1998) et évêque de Teggiano-Policastro (1998-1999).
Le 2 août toujours, Mgr Mario Russotto, 51 ans, originaire de la région de Raguse, a été nommé évêque de Caltanissetta. Prêtre depuis 1981, il était depuis l’année dernière secrétaire adjoint de la Conférence épiscopale sicilienne pour le secteur pastoral.
Le 6 octobre, l’archevêque Cesare Nosiglia, originaire de Rossiglione (région de Gênes et diocèse d’Acqui) et “vice-gerente” du diocèse de Rome, a été nommé évêque-archevêque de Vicence. Nosiglia, qui a eu 59 ans la veille de sa nomination, est prêtre depuis 1968. Il a travaillé de 1971 à 1991 à la CEI comme employé puis, successivement, comme vice-directeur et directeur du Bureau catéchistique national. En 1991, il est devenu auxiliaire du diocèse du Pape.
NOMINATIONS/ 2
Au bout de onze
ans, nomination
de l’évêque de Hung Hoá, au Vietnam
Le 5 août, Antoine Vu Huy Chuong, 59 ans, prêtre depuis 1971, a été nommé évêque de Hung Hoá, dans le nord du Vietnam, diocèse qui était vacant depuis 1992.
NOMINATIONS/ 3
Un évêque pour les fidèles de langue hébraïque nommé en Palestine
Le 14 août, le père Jean-Baptiste Gourion, bénédictin olivétain, a été nommé auxiliaire du patriarche latin de Jérusalem, avec la charge du soin pastoral des fidèles catholiques de langue hébraïque qui vivent sur le territoire du patriarcat. Gourion, 69 ans, d’origine juive, s’est fait baptiser en 1958, à 24 ans, et il a été ordonné prêtre en 1967. Il est depuis 1976 à la tête de la communauté monastique d’Abou-Gosh (Israël).
HISTOIRE DE L’ÉGLISE/ I
Pie XI voulait rencontrer Hitler
Le fascicule de la Civiltà Cattolica daté du 4 octobre comprend un article du père Giovanni Sale sur La visite qu’Hitler ne fit pas au Vatican. Dans cet article, grâce en particulier à des documents restés inédits jusqu’à aujourd’hui, on rend compte des tentatives faites par le Saint-Siège pour que le chancelier Adolf Hitler demande une audience au Pape durant la seule visite qu’il ait effectuée à Rome, et qui eut lieu du 3 au 9 mai 1938. Une demande que le chef des nazis n’accepta pas de faire parce qu’il voulait «mener jusqu’au bout sa lutte contre l’Église et le christianisme».
HISTOIRE DE L’ÉGLISE/ 2
Pie XII et son accueil des juifs en 1943-1944
La CSR, la Coordination des historiens religieux nouvellement créée, qui réunit de nombreux historiens appartenant à des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique, a tenu à Rome un intéressant séminaire sur l’accueil des juifs dans les instituts religieux à Rome dans les années 1943 et 1944, dans lequel a été rappelé, entre autres, le rôle positif de Pie XII. Une vingtaine d’instituts, qui ont fourni des informations et des témoignages, ont participé à la recherche historiographique. Trois documents émis à l’époque par le Saint-Siège et prêtés par les Archives Marianum ont été exposés: une déclaration du 28 septembre 1943 par laquelle le secrétaire général de Propaganda Fide met sous sa protection le Collège Sant’Alessio Falconieri des Servites de Marie et certifie que celui-ci dépend de la Congrégation; une lettre du 28 octobre 1943 par laquelle la Secrétairerie d’État transmet le manifeste diffusé par le commandement allemand de Rome assurant la sauvegarde des maisons religieuses et d’autres biens immobiliers relevant du Saint-Siège; la déclaration du gouverneur de la Cité du Vatican, en date du 25 septembre 1943 et contresignée par le commandement allemand de Rome, qui, par ordre du secrétaire d’État atteste la dépendance de la maison religieuse (la Procure des Servites de Marie) de la Congrégation des Religieux. Voici le texte du document en allemand: «Les susdites déclarations sont confirmées, l’accès est sévèrement interdit aux membres de la Wehrmacht».
DOCUMENTS/ I
Considérations à propos de la reconnaissance juridique des couples homosexuels
Le 31 juillet ont été publiées les Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles. Il s’agit d’un document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, approuvé par le Pape le 28 mars et signé par le cardinal préfet Joseph Ratzinger et par l’archevêque secrétaire Angelo Amato le 3 juin. Le document est un grave avertissement du Saint-Siège contre toute hypothèse de “reconnaissance légale” des couples homosexuels et de leurs “droits” à partir de celui de l’adoption. Il est rappelé dans le document que, pour un parlementaire catholique, donner son vote à des mesures favorables à ces droits «est un acte gravement immoral».
DOCUMENTS/ 2
Réglementation contre les abus liturgiques
À la fin de septembre, le mensuel Jesus et l’agence Adista ont diffusé des passages du projet d’une instruction conjointe des Congrégations pour la Doctrine de la Foi et pour le Culte divin contre les abus dans les célébrations de l’eucharistie. Il s’agit d’un document, «avec des rappels de caractère aussi juridique», expressément prévu par la dernière encyclique signée par le Pape le 17 avril, Ecclesia de eucharistia.
Le projet qui a été publié remonte aux premiers jours du mois de juin dernier. Par la suite, le 27 juin, s’est tenue une assemblée ordinaire conjointe des deux dicastères dans laquelle ce projet a été discuté. En cette occasion, la grande majorité de la cinquantaine de cardinaux et d’évêques membres des deux dicastères a voté en faveur de ce document, Certains d’entre eux ont demandé que soient apportés des amendements. Quant aux jugements complètement négatifs, ils se sont comptés sur les doigts d’une main.
Une commission mixte des deux Congrégations intéressées travaille en ce moment à une nouvelle version du projet qui sera examinée à la fin d’octobre dans une nouvelle assemblée ordinaire conjointe. Devrait sortir de cette assemblée un texte définitif à soumettre à l’approbation du Pape. L’instruction, sauf accident de parcours, pourrait voir le jour avant Noël prochain.
Adista a malicieusement noté que le texte publié, tout en étant «strictement secret», a été envoyé à son agence «et à d’autres organes de presse», dans l’espoir de faire échouer, à l’intérieur même du Vatican […], toute opération de type lefebvriste qui profiterait de la fin du pontificat actuel».
DIPLOMATIE/I
La signature de l’accord Géorgie-Saint-Siège annulée
«J’ai été surtout très surpris par la violence de cette campagne conduite par l’Église orthodoxe de Géorgie qui a diffusé de fausses informations. Il m’a été dit, par exemple, qu’un évêque orthodoxe aurait fait savoir que cet accord était inacceptable parce qu’il prévoirait la conversion de toute la Géorgie au catholicisme». Le “ministre des Affaires étrangères” du Vatican, Jean-Louis Tauran a commenté en ces termes à Radio Vatican la décision du gouvernement géorgien – sur pression de l’Église orthodoxe locale – de suspendre au dernier moment, le jour même où elle devait avoir lieu, la signature d’un accord entre Tbilissi et le Saint-Siège. L’incident géorgien s’est produit durant le voyage de sept jours (18-25 septembre) que Tauran a accompli dans le Caucase, et pendant lequel il a visité aussi l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
DIPLOMATIE/ 2
Nouveaux nonces au Costa Rica, en Croatie et dans le Sud-Est Asiatique
Le 31 juillet, l’archevêque philippin Osvaldo Padilla, 61 ans, a été nommé nonce au Costa Rica; il était nonce au Nigeria depuis 1998.
Le 4 août, l’archevêque espagnol Francisco-Javier Lozano, 60 ans, a été nommé nonce en Croatie; il travaillait depuis décembre 2001 à la première section de la Secrétairerie d’État où il dirigeait le Bureau information et documentation; il avait été nonce précédemment dans la République Démocratique du Congo.
Le 20 septembre, l’archevêque Salvatore Pennacchio, 51 ans, originaire de la province de Naples, a été nommé nonce en Thaïlande, à Singapour, au Cambodge et délégué apostolique au Myanmar, au Laos, en Malaisie et au Brunei. Prêtre depuis 1976, trois années plus tard Pennacchio est entré dans la diplomatie pontificale et a travaillé dans les nonciatures du Panama, d’Éthiopie, d’Australie, de Turquie, d’Égypte, de Yougoslavie et d’Irlande, puis a été promu archevêque en 1998. Il était depuis cette même année nonce au Rwanda.
Enfin, le 5 août, l’archevêque nouvellement promu Antonio Ariotti, 55 ans, originaire de la province de Crémone, qui avait été nonce au Cameroun, a été nommé nonce également en Guinée Équatoriale.
DIPLOMATIE/ 3
Nouvel ambassadeur de Bolivie près le Saint-Siège
Le 8 septembre, le nouvel ambassadeur de Bolivie près le Saint-Siège a présenté ses lettres de créance. Il s’agit de Valentin Abecia Baldivieso, 78 ans le jour suivant, avocat, professeur de Droit, homme politique (ancien ministre des Affaires étrangères en 1989), ancien ambassadeur en Espagne (1986-1989), président du conseil d’administration de la Fondation culturelle de la Banque centrale de Bolivie.
SERBIE
Création d’un exarchat pour les fidèles de rite oriental
Le 28 août a été érigé l’exarchat apostolique de Serbie et Montenegro pour les presque 23 000 catholiques de rite byzantin vivant dans cette partie de l’ex-Yougoslavie. L’évêque Djura Dzudzar, 49 ans, croate sera le premier exarque et il résidera à Ruski Krstur. Dzudzar est chef de bureau dans la Congrégation pour les Églises orientales et, depuis mars, auxiliaire du diocèse gréco-catholique de Mukacheve en Ukraine.
UNIVERSITÉS PONTIFICALES
Cavallotti recteurà l’Urbaniana
Monseigneur Giuseppe Cavallotti, 63 ans, originaire d’Asti, est le nouveau recteur de l’Université Pontificale Urbaniana, où il était jusqu’à présent doyen de la Faculté de Missiologie. Il remplace Mgr Ambrogio Spreafico, 53 ans, de la Communauté de Sant’Egidio, qui a terminé son mandat.
CONGO
La démission
de l’ancien secrétaire du Pape a été acceptée
Le 14 août a été acceptée la démission de l’évêque de Luebo, Emery Kabongo Kanundowi, 59 ans, qui, avant d’être titulaire du diocèse de la République Démocratique du Congo, avait été de 1982 à 1988 second secrétaire de Jean Paul II. Kabongo a reçu la nomination canonique du chapitre de la basilique vaticane de Saint-Pierre.
LIVRES
Le père Grieco: Gantin vu de près
Le père Gianfranco Grieco, envoyé spécial de renom de L’Osservatore Romano, est l’auteur d’un vif petit ouvrage consacré au personnage de Bernardin Gantin, doyen émérite du Sacré Collège, qui a été pendant treize ans préfet de la Congrégation pour les évêques. Le livre, Benin, la mia Africa, la mia Chiesa (Piemme, 115 pp., 9,90 euros), comme le dit l’auteur dans sa présentation, «ne cherche pas à raconter la vie et les œuvres du cardinal Gantin. C’est seulement un long reportage sur certains moments significatifs de son existence dynamique et itinérante qu’il a toujours vécue sous le signe du don. Pendant de nombreuses années, nous avons marché sur la pointe des pieds, avec d’autres “amis” chanceux “du cardinal”. Ce livre veut seulement proposer, de façon nouvelle et originale, la passion du cardinal pour l’Église missionnaire, pour Jean Paul II, pour le Bénin: trois “amours” rassemblés dans un unique grand amour qui est le Christ “Rédempteur de l’homme”».
SACRÉ COLLÈGE
Le consistoire est annoncé pour le 21 octobre
Malgré le black-out électrique qui a frappé l’Italie et également toute la Cité du Vatican, et malgré le ton très éprouvé de sa voix, Jean Paul II a annoncé au cours de l’Angélus du 28 septembre que son IXe consistoire se tiendrait le 21octobre. Ce nouveau consistoire était en fait prévu pour février 2004. Il semble que la décision d’en anticiper la date ait été prise tout de suite après le voyage du Souverain Pontife en Slovaquie et après les derniers problèmes de santé qui ont empêché le Pape de participer à l’audience générale du mercredi 24 septembre.
Le Pape a annoncé la création de 31 nouveaux cardinaux dont les noms ont tous été annoncés à l’exception d’un que le Pape garde in pectore. Il y a sept prélats de la Curie romaine (on s’est étonné que manquent dans la liste l’archevêque sarde Luigi De Magistris, 77 ans, propénitencier majeur et l’archevêque anglais Michael Louis Fitzgerald, 66 ans, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux). Les pasteurs d’Églises locales sont au nombre de dix-neuf. On compte enfin quatre ecclésiastiques de plus de quatre-vingts ans.
Voici la liste des cardinaux désignés selon l’ordre fourni par la Salle de Presse du Vatican.
Jean-Louis Tauran, 60 ans, français, depuis 1990 “ministre des Affaires étrangères“ du Vatican. Il devra après cette nomination assumer une nouvelle charge.
Renato Raffaele Martino, 71 ans, originaire de Salerne, président du Conseil pontifical “Justice et Paix” depuis l’année dernière, après avoir été pendant seize ans observateur du Saint-Siège à l’ONU.
Francesco Marchisano, 74 ans, piémontais, archiprêtre de la basilique vaticane depuis l’année dernière et aussi “ministre des Biens culturels” du Vatican depuis 1994.
Julián Herranz, du clergé de l’Opus Dei, 73 ans, espagnol, président du Conseil pontifical pour les Textes législatifs depuis 1994; il est le second cardinal de l’Opus après l’archevêque de Lima, Juan Luis Cipriani Thorne.
Javier Lozano Barragán, 70 ans, mexicain, depuis 1996 président du Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé.
Stephen Fumio Hamao, 73 ans, japonais, président depuis 1998 du Conseil pontifical pour la Pastorale des Migrants, qui a été pendant dix-neuf ans évêque de Yokohama. Il y a deux ans, il a signé un appel, lancé par certains évêques d’orientation progressiste, en faveur de la convocation d’un troisième Concile Vatican.
Attilio Nicora, 66 ans, originaire de Varese, président depuis l’année dernière de l’APSA après avoir été auxiliaire à Milan, évêque de Vérone et délégué de la présidence de la CEI pour les questions juridiques.
Angelo Scola, 62 ans, lombard, patriarche de Venise depuis janvier 2002, après avoir été évêque de Grosseto et recteur de l’Université du Latran.
Anthony Olubunmi Okogie, 67 ans, archevêque de Lagos au Nigeria depuis 1973.
Bernard Panafieu, 72 ans, archevêque de Marseille depuis 1995, après avoir été pendant seize ans archevêque d’Aix.
Gabriel Zubeir Wako, 62 ans, archevêque de Khartoum au Soudan depuis 1981.
Carlos Amigo Vallejo, franciscain, 69 ans, archevêque de Séville, en Espagne, après avoir été pendant neuf ans évêque de Tanger.
Justin Francis Rigali, 68 ans, italien par son père, archevêque de Philadelphie aux États-Unis depuis quelques mois, après avoir été pendant neuf ans archevêque de Saint Louis et précédemment secrétaire de la Congrégation pour les Évêques.
Keith Michael Patrick O’Brien, 65 ans, archevêque de Saint Andrews et Edimbourg, président de la Conférence épiscopale écossaise. Il est connu pour ses positions en faveur de l’abolition du célibat obligatoire pour le clergé latin.
Eusébio Oscar Scheid, dehonien, 71 ans, archevêque de São Sebastião do Rio de Janeiro au Brésil, après avoir été pendant dix ans archevêque de Florianopolis.
Ennio Antonelli, 67 ans, originaire d’Ombrie, archevêque de Florence depuis 2001, après avoir été pendant plus de cinq ans secrétaire général de la CEI.
Tarcisio Bertone, salésien, 69 ans, piémontais, archevêque de Gênes depuis la fin de l’année dernière, après avoir été pendant sept ans secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Peter Kodwo Appiah Turkson, 55 ans, archevêque de Cape Coast depuis 1992, président de la Conférence épiscopale du Ghana.
Telesphore Placidus Toppo, 64 ans, archevêque de Ranchi depuis 1985, président de la Conférence des évêques catholiques de l’Inde (CCBI).
George Pell, 62 ans, archevêque de Sydney en Australie depuis 2001, après avoir été pendant cinq ans archevêque de Melbourne.
Josip Bozanic, 54 ans, archevêque de Zagreb depuis 1997, président de la Conférence épiscopale croate.
Jean-Baptiste Pham Minh Mân, 69 ans, archevêque de Hô Chí Minh-Ville depuis 1998. Sa nomination a d’abord été critiquée puis appréciée par le régime vietnamien.
Rodolfo Quezada Toruño, 71 ans, archevêque de Guatemala depuis 2001, président de la Conférence épiscopale du Guatemala.
Philippe Barbarin, 53 ans, archevêque de Lyon depuis 2002, après avoir été pendant quatre ans évêque de Moulins et précédemment missionnaire à Madagascar.
Péter Erdö, 51 ans, archevêque d’Esztergom-Budapest en Hongrie depuis la fin de 2002; il sera le plus jeune cardinal du Sacré Collège.
Marc Ouellet, sulpicien, 59 ans, archevêque de Québec au Canada, après avoir été pendant vingt mois secrétaire du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens.
Georges Marie Martin Cottier, dominicain, 81 ans, suisse, théologien de la Maison pontificale depuis 1989.
Gustaaf Joos, 80 ans, chanoine de la cathédrale de Gand, compagnon d’études de Karol Wojtyla, lorsque, entre 1946 et 1948, il était, en tant que jeune prêtre, l’hôte du Collège pontifical belge.
Tomas Spidlik, jésuite, 83 ans, originaire de la République Tchèque, spécialiste de la théologie spirituelle de l’Orient chrétien.
Stanislas Nagy, dehonien, 82 ans, polonais, théologien, ami personnel du Pape qu’il voit souvent, spécialement durant la période de vacances à Castel Gandolfo.
Le Pape a annoncé la création de 31 nouveaux cardinaux dont les noms ont tous été annoncés à l’exception d’un que le Pape garde in pectore. Il y a sept prélats de la Curie romaine (on s’est étonné que manquent dans la liste l’archevêque sarde Luigi De Magistris, 77 ans, propénitencier majeur et l’archevêque anglais Michael Louis Fitzgerald, 66 ans, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux). Les pasteurs d’Églises locales sont au nombre de dix-neuf. On compte enfin quatre ecclésiastiques de plus de quatre-vingts ans.
Voici la liste des cardinaux désignés selon l’ordre fourni par la Salle de Presse du Vatican.
Jean-Louis Tauran, 60 ans, français, depuis 1990 “ministre des Affaires étrangères“ du Vatican. Il devra après cette nomination assumer une nouvelle charge.
Renato Raffaele Martino, 71 ans, originaire de Salerne, président du Conseil pontifical “Justice et Paix” depuis l’année dernière, après avoir été pendant seize ans observateur du Saint-Siège à l’ONU.
Francesco Marchisano, 74 ans, piémontais, archiprêtre de la basilique vaticane depuis l’année dernière et aussi “ministre des Biens culturels” du Vatican depuis 1994.
Julián Herranz, du clergé de l’Opus Dei, 73 ans, espagnol, président du Conseil pontifical pour les Textes législatifs depuis 1994; il est le second cardinal de l’Opus après l’archevêque de Lima, Juan Luis Cipriani Thorne.
Javier Lozano Barragán, 70 ans, mexicain, depuis 1996 président du Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé.
Stephen Fumio Hamao, 73 ans, japonais, président depuis 1998 du Conseil pontifical pour la Pastorale des Migrants, qui a été pendant dix-neuf ans évêque de Yokohama. Il y a deux ans, il a signé un appel, lancé par certains évêques d’orientation progressiste, en faveur de la convocation d’un troisième Concile Vatican.
Attilio Nicora, 66 ans, originaire de Varese, président depuis l’année dernière de l’APSA après avoir été auxiliaire à Milan, évêque de Vérone et délégué de la présidence de la CEI pour les questions juridiques.
Angelo Scola, 62 ans, lombard, patriarche de Venise depuis janvier 2002, après avoir été évêque de Grosseto et recteur de l’Université du Latran.
Anthony Olubunmi Okogie, 67 ans, archevêque de Lagos au Nigeria depuis 1973.
Bernard Panafieu, 72 ans, archevêque de Marseille depuis 1995, après avoir été pendant seize ans archevêque d’Aix.
Gabriel Zubeir Wako, 62 ans, archevêque de Khartoum au Soudan depuis 1981.
Carlos Amigo Vallejo, franciscain, 69 ans, archevêque de Séville, en Espagne, après avoir été pendant neuf ans évêque de Tanger.
Justin Francis Rigali, 68 ans, italien par son père, archevêque de Philadelphie aux États-Unis depuis quelques mois, après avoir été pendant neuf ans archevêque de Saint Louis et précédemment secrétaire de la Congrégation pour les Évêques.
Keith Michael Patrick O’Brien, 65 ans, archevêque de Saint Andrews et Edimbourg, président de la Conférence épiscopale écossaise. Il est connu pour ses positions en faveur de l’abolition du célibat obligatoire pour le clergé latin.
Eusébio Oscar Scheid, dehonien, 71 ans, archevêque de São Sebastião do Rio de Janeiro au Brésil, après avoir été pendant dix ans archevêque de Florianopolis.
Ennio Antonelli, 67 ans, originaire d’Ombrie, archevêque de Florence depuis 2001, après avoir été pendant plus de cinq ans secrétaire général de la CEI.
Tarcisio Bertone, salésien, 69 ans, piémontais, archevêque de Gênes depuis la fin de l’année dernière, après avoir été pendant sept ans secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Peter Kodwo Appiah Turkson, 55 ans, archevêque de Cape Coast depuis 1992, président de la Conférence épiscopale du Ghana.
Telesphore Placidus Toppo, 64 ans, archevêque de Ranchi depuis 1985, président de la Conférence des évêques catholiques de l’Inde (CCBI).
George Pell, 62 ans, archevêque de Sydney en Australie depuis 2001, après avoir été pendant cinq ans archevêque de Melbourne.
Josip Bozanic, 54 ans, archevêque de Zagreb depuis 1997, président de la Conférence épiscopale croate.
Jean-Baptiste Pham Minh Mân, 69 ans, archevêque de Hô Chí Minh-Ville depuis 1998. Sa nomination a d’abord été critiquée puis appréciée par le régime vietnamien.
Rodolfo Quezada Toruño, 71 ans, archevêque de Guatemala depuis 2001, président de la Conférence épiscopale du Guatemala.
Philippe Barbarin, 53 ans, archevêque de Lyon depuis 2002, après avoir été pendant quatre ans évêque de Moulins et précédemment missionnaire à Madagascar.
Péter Erdö, 51 ans, archevêque d’Esztergom-Budapest en Hongrie depuis la fin de 2002; il sera le plus jeune cardinal du Sacré Collège.
Marc Ouellet, sulpicien, 59 ans, archevêque de Québec au Canada, après avoir été pendant vingt mois secrétaire du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens.
Georges Marie Martin Cottier, dominicain, 81 ans, suisse, théologien de la Maison pontificale depuis 1989.
Gustaaf Joos, 80 ans, chanoine de la cathédrale de Gand, compagnon d’études de Karol Wojtyla, lorsque, entre 1946 et 1948, il était, en tant que jeune prêtre, l’hôte du Collège pontifical belge.
Tomas Spidlik, jésuite, 83 ans, originaire de la République Tchèque, spécialiste de la théologie spirituelle de l’Orient chrétien.
Stanislas Nagy, dehonien, 82 ans, polonais, théologien, ami personnel du Pape qu’il voit souvent, spécialement durant la période de vacances à Castel Gandolfo.
CURIE
Dziwisz, Harvey et Marini promus archevêques

Stanislaw Dziwisz